Les véhicules hybrides rechargeables (PHEV, "plug-in hybrid electric vehicle") émettent en moyenne 2,5 fois plus le CO2 que les valeurs de test officielles, déclare mercredi l'organisation Transport & Environment (T&E) UK dans une nouvelle étude.  

Tout au long de sa "vie" (y compris les émissions liées à la production d'électricité ou de carburant), un nouveau véhicule PHEV de 2020 émettra environ 28 tonnes de CO2, soit légèrement moins qu'une voiture hybride non-rechargeable (33 tonnes ), détail leT&E. Une voiture classique à essence ou diesel, quant à elle,  émettra respectivement 39 et 41 tonnes. Pour un véhicule 100% électrique toujours daté de 2020, on parle de 3,8 tonnes. 

Selon T&E, le moteur à combustion serait enclenché trop souvent avec un PHEV, même pendant la conduite supposée sans émission. "Il est clair que les valeurs d'émission d'un véhicule PHEV sont beaucoup plus proches de celles des voitures classiques que de celles des voitures électriques", souligne l'étude. 

T&E ajoute que les propriétaires de plug-in hybrides ne rechargent pas toujours leur véhicule comme il se doit et utilisent donc trop souvent le moteur à combustion. Il s'agit d'un problème déjà bien connu, déjà mentionné en Belgique lors des discussions sur la déductibilité de certaines voitures hybrides rechargeables. 
Cependant, les personnes qui parcourent principalement de courtes distances avec un PHEV, et qui utilisent donc la batterie, émettent de très faibles proportions de CO2.

 Pour rappel, un véhicule de type plug-in hybride représente, à l'achat, par rapport au même modèle en version thermique, un surcoût moyen compris entre 7000 et 10.000 €.