Pour s'y retrouver dans la jungle des crédits

BRUXELLES Dans 8 jours, le Salon de l'auto s'ouvrira au Heysel. Et si vous pensez en profiter pour acheter une voiture neuve, vous aurez sans doute besoin d'un prêt. Nous vous proposons dans ce dossier un état des lieux des différentes formules de crédit. Que trouve-t-on sur le marché et que choisir selon son profil? Un dossier réalisé avec l'aide de Test-Achats et d'un courtier de crédit. Attachez votre ceinture. On plonge dans la jungle des leasings, rentings, crédits ballons, VAT et autres PAT. Pas de panique, on va vous expliquer.

Où s'adresser pour trouver un crédit? Diverses institutions proposent des financements: les vendeurs de voitures (via une filiale bancaire liée à la marque), les banques ou les intermédiaires de crédit.

Quelles sont les formules?

Financement classique. C'est la formule la plus courante, sévèrement réglementée par la loi sur le crédit à la consommation. La loi fait une distinction entre vente à tempérament (VAT) et prêt à tempérament (PAT). Dans la pratique, il y a peu de différence. Retenez que la VAT est assortie du versement d'un acompte d'au moins 15%, alors qu'avec un PAT vous pouvez emprunter 100% du prix.
Dans les deux cas, si votre dossier est bon, on vous prêtera la somme souhaitée et vous paierez chaque mois une somme fixe calculée sur base du taux en vigueur, appelé TAEG (taux annuel effectif global). Le nombre et le montant des mensualités seront fonction de la somme empruntée au départ et de l'étalement du prêt dans le temps. Cette formule est envisageable pour tout le monde. Ce système permet de déduire fiscalement les intérêts des remboursements (dans les frais réels, part professionnelle).

Financement ballon. Une variante du PAT ou du VAT proposée généralement par les concessionnaires de voitures aux particuliers. Après versement d'un acompte (15% minimum, le plus souvent), vous payez des mensualités basses puis, en fin de parcours, une forte somme d'argent comme dernière mensualité gonflée (d'où le nom ballon...). Si vous ne payez pas, vous rendez la voiture ou reprenez un nouveau financement pour une voiture neuve. Cette formule est souvent plus chère mais peut convenir à un particulier qui veut changer régulièrement d'auto. Attention, le contrat fixe généralement un nombre de kilomètres maximum que vous pouvez parcourir. Attention aussi au cycle sans fin des remboursements, prévient Test-Achats.

Les formules qui suivent, souvent plus chères, sont davantage destinées aux indépendants et aux entreprises, qui déduisent leurs frais et récupèrent la TVA. Mais des particuliers qui roulent beaucoup peuvent parfois y trouver leur compte.

Leasing financier. Le principe est simple: la société de leasing achète le véhicule choisi et négocié par le client et le loue à long terme au client contre une somme mensuelle ou trimestrielle. Le leasing peut inclure les taxes d'immatriculation, de mise en circulation et de roulage. Le client s'engage à acquérir le véhicule en fin de contrat contre paiement de la valeur résiduelle (ou à reprendre un nouveau leasing).

Leasing opérationnel. Cette formule est un leasing avec service complet, destiné surtout aux entreprises. Le client loue le véhicule, mais, en plus, toute une série de services annexes comme, par exemple, les entretiens, les assurances, les taxes et parfois même le carburant.

Renting financier. La différence fondamentale par rapport au leasing est qu'il ne peut pas y avoir d'obligation de rachat du véhicule en fin de contrat. C'est donc une location à long terme d'un véhicule neuf que vous avez choisi. Le contrat peut cependant prévoir une option d'achat pour un montant prédéterminé. Une série de services peuvent également venir étoffer le contrat de renting.