Seat est née en 1950 sous l’impulsion du gouvernement espagnol, d’où son nom : Sociedad Española de Automóviles de Turismo. À l’époque, l’Espagne souhaite offrir de l’emploi tout en donnant accès à la mobilité. Mais pour mettre sur pied un tel projet, un partenaire automobile était le bienvenu. Sans grande surprise, l’esprit méditerranéen créant certainement des liens, l’aide est venue de chez Fiat, en Italie. Dès lors, la première Seat sortie des usines en 1953 était une copie d’une Fiat familiale à 4 portes : la 1400.

Premier succès

Quelques années plus tard, en 1957, la Seat 600 allait voir le jour, sur base d’une Fiat 600. Ce modèle, construit jusqu’en 1973 à plus de 800.000 exemplaires, est véritablement devenu un objet de culte dans la péninsule ibérique. Mais à la fin des années 70, le gouvernement espagnol veut céder ses parts. Fiat était bien intéressé mais en découvrant quelques dettes "cachées", le constructeur italien préféra s’abstenir. Ce n’est qu’en 1982 qu’un nouveau partenaire se manifeste : le groupe VW entre au capital de la marque et utilise les usines espagnoles pour produire localement des VW et des Audi.

© Seat

D’un succès local à la reconnaissance internationale

De ce nouveau partenariat va naître le premier vrai best-seller international : l’Ibiza, en 1984. C’est d’ailleurs ce modèle qui a amené Seat sur la scène de la compétition et qui a donné naissance au label sportif Cupra, contraction de Cup Racing. Par la suite, la Seat Leon a rencontré un succès incroyable – plus de 2,2 millions d’exemplaires écoulés – et a permis à la signature sportive, Cupra, de se faire connaître encore davantage. À tel point qu’en 2018, Cupra est passé de label à marque à part entière.

Mais aujourd’hui, alors que la Leon de 4e génération fait ses débuts (retrouvez notre essai ici), Seat mise beaucoup sur sa gamme de SUV (Arona, Ateca, Tarraco), segment automobile bien nécessaire pour continuer à exister de nos jours…

© Cupra