Auto-moto Elon Musk vient en tout cas de l’annoncer à de futurs investisseurs. Info ou intox ?

Au moment où un géant du calibre de Mercedes annonce, par la voix, il est vrai, d’un patron bientôt à la retraite, Dieter Zetsche, ses inquiétudes face à l’avenir immédiat de la voiture autonome, et cela suite à l’accident du Boeing 737 Max dû à une panne informatique, le patron de Tesla, lui, persiste et signe.

Évidemment, pour Elon Musk, il s’agit de son core business. Si sa marque a autant de succès, c’est aussi parce qu’elle est à la pointe du progrès en la matière. Et ceux qui ont jusqu’ici eu les moyens de se permettre ces voitures hypertechnologiques veulent le nec plus ultra.

D’autre part , on connaît la technique du boss californien qui aime jeter de la poudre aux yeux pour attirer les investisseurs dont il a grandement besoin pour ce fameux cash qui lui a parfois fait défaut dans le passé.

Malgré quelques retards à l’allumage, le patron de Tesla a toutefois toujours fini par assumer ses prétentions et ses ambitions. Alors, lorsqu’il ouvre la bouche pour annoncer que, pour 2020, les Tesla, devenues d’ici là techniquement 100 % autonomes, pourront être louées par leurs propriétaires à des particuliers via une plateforme de réservation de type Uber, fatalement, on lui prête une oreille attentive.

Parce que Musk, en outre, pense raisonnablement obtenir l’autorisation de lancer ce service dans certaines parties des États-Unis… à condition, bien entendu, que les propriétaires actuels de Tesla se prêtent volontiers au jeu, ce qui, partant, suppose qu’ils pourront en tirer un réel profit !

Apparemment, il ne manquerait plus qu’un ordinateur embarqué pour rendre les voitures totalement autonomes. Cet ordinateur et la nouvelle puce électronique maison qui en sera le cerveau sont déjà installés dans les Model S, X et 3 sortant d’usine actuellement. À partir de cette électronique, complétée par le radar avant, les 8 caméras et les 12 capteurs ultrasons qui équipent les Tesla assemblées aujourd’hui, la seule évolution encore nécessaire pour les rendre 100 % autonomes serait d’ordre logiciel, et réalisable à distance. Musk a ainsi affirmé que, dès le début de l’année prochaine, "les conducteurs de ces Tesla pourraient ne plus avoir besoin de toucher au volant…"