L’automobiliste belge se désintéresse massivement du diesel. C’est l’une des conclusions que l’on peut tirer du rapport annuel de la Fédération belge de l’industrie automobile et du cycle (Febiac) publié ce 17 juin. Désormais, moins d’une voiture neuve sur trois carbure au " mazout".

Sur 550.003 voitures neuves immatriculées en Belgique l’an dernier, seuls 172.517 étaient équipées d’une motorisation diesel, soit 31,4% du total. Un chiffre qui traduit une « dédiésélisation » du marché qui continue de s’accentuer puisque sa part de marché était encore de 35,5% en 2018… et dépassait les 60% voilà 5 ans seulement !

L’essence grande gagnante… l’électricité aussi !

Le désamour croissant des Belges pour le diesel s’est majoritairement opéré au profit de l’essence dont la part de marché a pour la première fois dépassé la barre des 60% (61,6) en 2019. Hybrides, hybrides rechargeables, CNG et autre LPG ne sont pas parvenus à attirer les foules, avec des parts de marché globalement stables par rapport aux chiffres de 2018.

La voiture électrique semble en revanche prendre son envol. Certes les volumes restent faibles (8.829 immatriculations), mais leur part de marché a plus que doublé en douze mois, passant de 0,7 à 1,6%.

Résultats disparates

Cette tendance se retrouve dans tous les pans du marché. Le diesel reste très légèrement majoritaire dans les flottes de sociétés de leasing (51%) mais se voit largement supplanté par l’essence auprès des autres acheteurs, professionnels (sociétés et indépendants) et surtout particuliers, où sa part de marché n’est plus que de 15,6% ! Là encore, l’essence rafle la mise, mais l’électrique sort son épingle du jeu avec une part de marché de 2% auprès des indépendants, et 3,8% dans les sociétés, plus du double par rapport à 2018.

Bruxelles reste la région la plus "diésélisée"

Géographiquement la répartition peut surprendre : c’est en effet à Bruxelles que le moteur diesel continue de faire le plus d’adeptes (36,6%) alors que les Wallons en sont les moins friands (27,8%). Cela peut bien sûr s’expliquer par les profils d’achats par régions : si en Wallonie 67,2% des voitures vendues le sont à titre privé, cette proportion n’est que de 37,7% en Flandre et 17,8% à Bruxelles.