Les chiffres livrés par la Fédération belge de l’automobile (Febiac) confirment les effets désastreux de la crise sanitaire sur les ventes de voitures neuves. Entre janvier et juin, seules 216.605 d’entres elles ont été immatriculées, soit près de 100.000 unités de moins que sur la même période l’an dernier. Un recul de 30,2% ! Pour rappel, les prévisions tablent sur -25% pour l’année complète.

Le diesel remonte, l’hybride en grande forme

Le premier semestre a également enregistré un net recul de la demande pour les moteurs à essence. Alors qu’ils totalisaient plus de 61% des immatriculations pour la première fois l’an dernier, leur part de marché est retombée à 56,5%. Un recul qui profite surtout aux moteurs hybrides (classiques et rechargeables confondus), roulant dans leur grande majorité à l’essence également, qui ont pratiquement doublé leur part de marché, passant de 4,8 à 8,4%. Les électriques progressent aussi pour représenter désormais 2,3% du marché.

La surprise vient du rebond des moteurs diesel, qui remontent à 32,1% de parts de marché (+0,7%) après des années de déclin qui semblait inexorable. Les carburants gazeux en revanche ne séduisent toujours pas : 0,4% pour le CNG, 0,3% pour le LPG et encore moins pour l’hydrogène qui souffre d’un manque d’offre et d’infrastructures, en plus d’un prix très élevé.

Le SUV, plus que jamais roi !

Côté carrosserie, le SUV continue sans surprise à surfer sur la vague du succès. Il représente aujourd’hui 4 immatriculations sur 10 tous segments confondus (des plus petits aux plus grands), soit 1,8% de plus que l’an dernier. Toutes les autres carrosseries perdent des plume à son profit : -0,1% pour les familiales, -0,2% pour les breaks et -1,3% pour les monospaces.

Les sociétés, moteurs de l’électrification

Dans le détail, ce sont les sociétés qui privilégient aujourd’hui le diesel à 45,2%, tandis que les particuliers sont 73,7% à choisir l’essence. Par les avantages fiscaux qu’elles procurent, les hybrides (surtout hybrides rechargeables) et électriques ont plus de succès auprès des sociétés (11,8 et 3,8% respectivement) et indépendants (8,9 et 2,4%) que chez les particuliers (4,9 et 0,9%).

Le CO2 bat en retraite

Malgré cela, le taux moyen de rejets de CO2 est également en nette baisse par rapport à l’an dernier, et c’est évidemment une bonne nouvelle. La moyenne nationale s’établit désormais à 112,6 g CO2/km alors qu’elle était remontée à 121,2 g/km l’an dernier. "Un résultat historiquement faible qui illustre ans la moindre contestation possible les efforts déployés par l’industrie automobile pour tendre vers une mobilité toujours plus respectueuse de l’environnement" se réjouit la Febiac.