Fidèle à ses convictions, le géant japonais veut de l'electricité plus verte pour son siège européen

Toyota est la société pionnière en matière d'hybridation, système qu'elle a commencé à installer sur ses voitures voici plus de vingt ans maintenant (23 ans exactement) . Aujourd'hui, Les ventes d’hybrides Toyota représentent plus de 70 % du volume total de ventes de véhicules à motorisations alternatives sur le continent européen, tous modèles confondus (hybrides, hybrides rechargeables et véhicules électriques).  En 2020, des modèles comme la Yaris (53%), l'Auris rebaptisée récemment Corolla (85%) et le C-HR (90%) se vendent davantage en hybride qu'en thermique classique.

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Fort de plus de 15 millions de voitures hybrides vendues depuis 1997 (les ventes d’hybrides avaient par exemple progressé de 50 % entre 2015 et 2016 en Europe), le groupe persiste et signe dans la production de véhicules moins polluants et entend montrer l'exemple aussi en matière de d'économie verte et durable en modifiant les installations de son siège Européen situé à Bruxelles.

Le géant japonais a ainsi investi dans deux nouveaux systèmes de production d’énergie pour son siège bruxellois. En plus d’avoir installé une éolienne dernier cri devant son bâtiment central, l’entreprise a posé 1 400 panneaux photovoltaïques sur le toit du Toyota After Sales Centre établi sur le même site. Ces panneaux génèrent jusqu’à 460 kWp et devraient produire 360 MWh par an.

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La firme est, par la même occasion, la toute première société de la région à s’équiper d’une éolienne privée. Ce dispositif d’une capacité totale de 10 kW peut produire jusqu’à 24 MWh par an. Grâce à ses pales verticales, l’éolienne capte le vent dans toutes les directions tandis que son design, inspiré des ailes des chouettes, atténue les nuisances sonores. Avec une hauteur d’à peine 23 mètres, la structure ne risque en outre pas d’interférer avec les activités de l’aéroport de Zaventem tout proche.

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Les deux nouveaux systèmes déployés à Bruxelles s’inscrivent dans une stratégie globale par laquelle la société entend intensifier sa production d’électricité verte, On ne peut que s'en réjouir. Au cours des 5 dernières années, la firme japonaise a repensé ses infrastructures pour en améliorer l’efficacité énergétique, en investissant notamment dans un éclairage LED, des climatisations moins énergivores et un nouveau système de gestion des bâtiments. Elle a ainsi réduit sa consommation d’électricité de 35 %, passant de 5 GWh à 3,3 GWh par an. Et grâce à ses dernières initiatives, TME pourra à présent produire elle-même plus de 10 % de l’électricité que consomme son site bruxellois en une année.