Le confinement plus ou moins strict instauré dans de nombreux pays européens pour endiguer la propagation du nouveau coronavirus a évidemment eu un effet direct sur les immatriculations de véhicules neufs au niveau européen. En avril, ce sont trois quarts de véhicules en moins qui ont été mis à la route par rapport à une situation normale.

Alors que la plupart des concessions d’Europe - mais aussi des usines de production et des administrations chargées de délivrer plaques d’immatriculations et documents officiels - étaient fermées en ce mois d’avril, il aurait été difficile d’imaginer un autre scénario que celui d’une chute brutale des immatriculations européennes de voitures neuves. Le chiffre est éloquent : -76,3% par rapport au moins d’avril 2019.

Les pays les plus durement touchés sont ceux qui avaient mis en place les mesures de confinement les plus strictes. L’Italie et l’Espagne, les deux pays européens qui payent le plus lourd tribut en termes de pertes humaines, ont vu leur marché auto pratiquement réduit à néant avec des chutes de 97,6% et 96,5% respectivement. En France, la chute frôle également les 90% (88,8%) tandis que l’Allemagne, où les mesures étaient plus souples, a connu une contraction de 61,1%. Chez nous, les chiffres étaient également sans appel : -90,1% avec 5.296 immatriculations seulement.

Tous ces chiffres ont évidemment une influence sur le résultat cumulé des quatre premiers mois : -38,5% sur l’ensembles des marchés de l’Union.

Aucun constructeur n’est épargné avec des baisses drastiques pour chacun d’eux. Seuls Volvo, Mitsubishi et le groupe BMW sauvent les meubles avec tout de même des baisses de 62,9, 63,3 et 65,3% respectivement. Tous les autres groupes automobiles accusent des pertes de plus de 70%, comprises entre 72,7% pour Volkswagen et 87,7% pour FCA (Fiat-Chrysler).