L’objectif d’Uber France est clair : proposer 50% de courses électriques dès 2025, et devenir "neutre" en CO2 dès 2040. Le premier pas dans cette direction se traduit par le retrait, d’ici 4 ans, de l’ensemble des voitures diesel de son parc roulant, celles-ci ayant mauvaise presse depuis l’affaire du dieselgate. On peut toutefois déplorer cette décision sans nuances, bannissant également les diesels de dernière génération (EURO 6), plus « propres » que les moteurs à essence.

Mais Uber ne veut plus que de l’électrique ! Une décision qui fait sens, puisque l’immense majorité des courses de la plateforme sont effectuées en ville et dans les centres urbains. Sauf que pour atteindre son objectif de 50% de courses électriques en 2025, Uber va avoir fort à faire : aujourd’hui, seul 17% de son parc roulant est électrifié, parmi lesquelles une grande proportion d’hybrides, de l’aveu même de Laureline Serieys, directrice générale d’Uber France. Le groupe va même plus loin, annonçant que "Les usagers seront en mesure de circuler dans un véhicule zéro émission dans les villes représentant 80 % des activités européennes d'Uber d'ici à la fin 2021". Autant dire, demain.

Primes

Pour favoriser la transition de ses chauffeurs vers des voitures électriques, Uber a prévu une enveloppe de 75 millions d’euros. Ceux-ci seront distribués aux chauffeurs sous forme de prime selon le temps qu’ils passent à conduite : 1.600 euros au bout de 3 ans pour 16h/semaine ; 4.500 euros pour 42h/semaine. La moitié de ce budget sera financé par une augmentation de 0,03€ par kilomètre (à l’exception d’Uber Green, réservé aux voitures électriques).

Accord avec Renault et Nissan

Par ailleurs, Uber a signé un accord avec Renault et Nissan pour "faciliter l’accès aux véhicules électriques" à ses chauffeurs au niveau européen. Des accords pourraient également être passés avec les gestionnaires de réseaux et de bornes pour offrir des tarifs préférentiels aux chauffeurs, comme c’est le cas en France avec EDF ou au Portugal avec Power Dot.