Plus besoin de regarder à gauche et à droite, et, de plus, les angles morts sont supprimés.

Le système est toujours en cours de développement et il n’est donc pas encore commercialisé. Mais Aston Martin, puisque c’est le constructeur qui a mis au point le procédé, en a présenté un prototype au dernier CES (Consumer Electronics Show) de Las Vegas. Il était déjà très abouti. Il n’y a donc aucune raison que la commercialisation tarde encore.

En quoi consiste-t-il ? Le Full Display Mirror est somme toute assez simple ; il suffisait d’y penser et… de mettre quelques ingénieurs sur le coup. Il a du reste été développé en collaboration avec la société Gentex Corporation, un fabricant de pièces pour automobiles situé dans le Michigan.

Le miroir intérieur affiche simultanément trois images provenant de minuscules caméras extérieures. En pratique, ces images sont prises par deux caméras intégrées aux rétroviseurs extérieurs (qui demeurent donc), ainsi que par une troisième située sur la partie la plus reculée du toit de la voiture.

Selon les inventeurs, il sera possible de choisir entre regarder les images proposées par les caméras ou bien utiliser tous les rétroviseurs comme ceux, classiques, que nous possédons déjà sur nos voitures. Toutefois, les images virtuelles pourront également se superposer aux images physiques. Le système conserve l’atténuation automatique de la luminosité.

On aura compris que ce système hybride pourrait n’être qu’une étape, jusqu’à ce que l’utilisateur se soit habitué aux caméras.

On notera qu’Aston Martin, en difficulté financière, vient de voir débarquer de l’argent frais, grâce à Laurence Stroll, le papa du pilote de F1 Lance.

Le milliardaire canadien, déjà propriétaire de l’écurie de F1 Racing Point, est entré dans le capital d’Aston Martin Lagonda le jour même du Brexit, à concurrence de 16,7 % des parts, en déboursant 182 millions de livres (216 millions €). Sa part pourrait passer à 20 % avec, en prime, le poste de président exécutif d’Aston Martin.

Le constructeur britannique a également levé 379 millions d’euros supplémentaires via ses actionnaires. Voilà qui devrait requinquer la marque préférée d’un certain 007, alias James Bond.