La moyenne supérieure de GM arrive un peu (trop?) tard, mais avec des arguments de nature à redresser la marque

ENVOYÉ SPÉCIAL EN ESPAGNE CHRISTIAN HUBERT

BARCELONE Depuis quelques mois, et même quelques années, tout le volume des ventes d'Opel était assuré par l'Astra et la Corsa. Dans le deuxième créneau en importance, celui des moyennes supérieures, la Vectra de la deuxième génération, qui n'a jamais connu le succès de ses petites soeurs, était, ces derniers temps, larguée par la concurrence. C'est que les C 5, Laguna, Mondeo, Passat, Primera, Série 3, Classe C et même 406 ont pris beaucoup d'avance et ont surtout considérablement grandi, créant pratiquement un sous-segment entre les moyennes supérieures et les grosses voitures.

Annoncée depuis plusieurs mois, malgré son absence regrettée au Salon de Bruxelles, la Vectra de la troisième génération est enfin là, prête à prendre le relais d'une aînée aujourd'hui dépassée, mais qui a quand même été vendue à 4,5 millions d'exemplaires dans le monde pour ses deux premières générations, nées en 1988 et 1995. Totalement repensée, conçue sur un nouveau châssis IDS et, elle aussi, nettement plus grande que sa devancière, avec 10 centimètres de plus en longueur, 9 en largeur et 4 en hauteur.

En attendant la Signum et le break, la Vectra III arrive en version traditionnelle à 4 portes et sera chez nous, en été, en version plus sportive, 5 portes GTS.

Une toute autre voiture

A vrai dire, cette Vectra n'a strictement plus rien à voir avec le modèle précédent et ne manque pas d'arguments pour séduire une nouvelle clientèle.

Au niveau des lignes extérieures, dans le droit fil de l'Astra et des nouveaux modèles concurrents, la Vectra adopte résolument un style beaucoup plus viril, plus musclé, précurseur de la future Signum. Les nouvelles dimensions offrent désormais des cotes de confort parmi les plus généreuses de la catégorie: la garde au toit, la largeur aux épaules et, dans une moindre mesure, l'espace aux jambes ont considérablement augmenté. Le tout s'accompagne d'un espace intérieur radicalement repensé. Une planche de bord beaucoup moins triste, une ergonomie plus logique, de nouveaux sièges et une position au volant enfin parfaite puisque le volant est désormais réglable en hauteur et profondeur, tout comme le siège passager.

Avec 500 dm3 (480 pour la GTS), le coffre de la Vectra ne souffre la comparaison qu'avec celui de la Mondeo.

Cinq moteurs

C'est du côté des moteurs qu'il y a le moins de chambardement. Ce sont des blocs Ecotec existants, légèrement modifiés pour polluer moins encore et allonger les délais d'entretien. On trouve donc trois propulseurs à essence, deux 1.8 de 110 et 122 chevaux, et le 2.2 de 147 chevaux, ainsi que deux diesels, le 2.0 de 100 chevaux et le 2.2 de 125 chevaux. A noter qu'avec l'arrivée de la GTS, au cours de l'été, un moteur V 6 3 litres de 3.2, dérivé de celui de l'Omega, sera disponible, développant 211 chevaux pour un couple de 300 Nm.

La Vectra est, dans un premier temps, disponible en deux niveaux de finition, Comfort et Elegance, mais, d'une manière générale, la qualité de l'équipement d'origine est l'une des caractéristiques principales de la Vectra de la troisième génération. Longtemps, Opel s'était montré très chiche sur ses équipements de base, ce n'est plus le cas aujourd'hui. Autre aspect positif: malgré l'équipement supérieur, les dimensions plus imposantes et les éléments de sécurité, la Vectra n'a pris que 40 kilos. Ceci est dû à l'usage de nouveaux matériaux: 284 mesures ont permis de gagner... 154 kilos par rapport aux modèles précédents correspondants. Et, simultanément, la rigidité a progressé dans des proportions astronomiques: 74% en résistance et 62% en flexion.

Le prix? Il est de 19.600€ pour la 1.8 110 chevaux Comfort à 22.300€ pour la 2.2 diesel Elegance, mais Opel annonce des prix nets (donc sans remise) qui sont inférieurs de 1.500€ aux prix officiels.