Auto-moto Le break a toujours été un point fort de la marque suédoise ; malgré l’émergence des SUV, ce V60 reste conforme à la tradition Volvo.

Est-ce notre allergie, désormais, aux véhicules de gabarits trop imposants qui définit nos critères, on vous l’accorde, parfaitement subjectifs ? Toujours est-il que nous avons eu, avec ce V60, exactement la même impression (positive) que lorsque nous avions essayé le XC40 voici quelques semaines. On pourrait résumer cela en "avoir tout d’une grande… dans la taille en dessous".

Certes, on ne va pas renier ce qu’on a adoré : la ligne de la V90 est magnifique, mais il faut avouer que ce break longiligne présente aussi quelques inconvénients quand il s’agit de rouler beaucoup en ville. Les mêmes, en quelque sorte, que ceux des XC 90 et 60.

Comme pour le XC 40 donc, face à ses grandes sœurs, ce V60 se révèle un excellent compromis par rapport à la V90, dont elle reprend les canons stylistiques séduisants, faisant passer à la postérité les formes cubiques d’antan, l’élégance demeurant le maître mot, à l’extérieur comme à l’intérieur. Avec ce côté rassurant qu’ont toujours eu les Volvo, la modernité et la technologie dernier cri en plus.

Ne nous comprenez pas mal pour autant, ce break reste une assez grande voiture puisqu’il prend même 12 cm en longueur par rapport à sa devancière. Au point même, à notre avis, de marcher légèrement sur les plates-bandes de la V70 à laquelle elle ne rend somme toute que 5 cm en longueur, avec un empattement qui a progressé de presque 10 cm (et donc supérieur de 5,7 cm à celui de cette même V70).

Conséquence, l’habitabilité, à l’avant comme à l’arrière, est quasi royale, et son coffre, avec ses 526 litres banquette arrière en place, révèle un volume nettement plus généreux que celui de trois de ses principales concurrentes sur le marché, l’Audi A4 Avant (505 l.), la BMW Touring Série 3 et la Mercedes Classe C (toutes deux 495 l.)

Sur la route, notre diesel D3 affiche, certes, ses limites au regard, quand même, des 1 700 kilos de l’engin, mais il fait correctement son office, rappelant au passage que cette voiture demeure avant tout une routière se débrouillant correctement en ville, et sachant que ceux qui désirent un peu plus de punch pourront toujours opter pour le D4 de 190 ch… en ouvrant un peu plus leur portefeuille.


Ses bons côtés

  • Ses lignes très pures héritées de la V90.
  • Son habitabilité, un de ses atouts majeurs.
  • La qualité de fabrications et de la finition
  • Le comportement routier sécurisant (à défaut d'être excitant).


Verdict : 15,5/20

Le Belge vouant toujours une passion immodérée pour les breaks, lesquels demeurent une alternative sérieuse pour ceux qui ne partagent pas ce goût très tendance d’être assis plus haut que tout le monde dans le trafic, il y a de grandes chances que Volvo connaisse un réel succès avec ce V qui rendra bien des services à ses utilisateurs convaincus. Attention toutefois, il n’est pas donné, Volvo affichant désormais des prix dignes des premium allemands qu’elle entend concurrencer. À noter l’apparition, en milieu d’année, d’un moteur essence T6 2 l. hybride, développant 310 ch dont 87 électriques, en plus du T8 hybride déjà existant (mais cher : 58 700 €) hérité du XC90.