Batibouw

La frilosité des banques est le principal obstacle à la construction

BRUXELLES Le secteur clé sur porte doit, lui aussi, faire face aux conditions plus drastiques imposées par les banques aux candidats bâtisseurs. Pour autant, chez Maisons Blavier, les affaires tournent. “Nous avons connu une année 2011 excellente, et nous n’avons pas à nous plaindre des résultats de 2012 non plus, avec une progression de 7 %, supérieure à celle du secteur” , explique Frédéric Stainier, sales and business development director. “ Les affaires sont clairement plus difficiles, mais il y a toujours moyen de trouver une solution adaptée au budget du client.”

Auparavant, un jeune couple disposant de deux salaires confortables obtenait relativement facilement un financement. “Aujourd’hui, c’est devenu totalement différent. Les clients comparent donc davantage les offres et n’hésitent plus à faire eux-mêmes une partie des travaux. C’est pourquoi nous devons offrir le meilleur rapport qualité-prix pour conserver notre place dans le top 3 des constructeurs clé sur porte.”

Maisons Blavier, comme ses concurrents, diversifie aussi son offre en proposant des programmes plus urbains, comme le complexe d’appartements et maisons actuellement en chantier à Soignies. “Vu que les candidats à la construction reviennent peu à peu vers les villes, c’est un bon compromis. Ce projet n’est pas situé loin de la ville et propose néanmoins des logements au calme, entourés de verdure.”

Avec un budget réduit, les futurs propriétaires doivent donc faire des choix. “On remarque d’ailleurs que le sacrifice premier qu’ils effectuent est la suppression du garage. Cela permet un gain de place, mais aussi d’économiser sur l’isolation et les déperditions de chaleur car aucune porte de garage suffisamment étanche n’est disponible sur le marché à un prix compétitif. La surface vitrée se réduit également. Là où la tendance était aux grandes baies vitrées il y a quelques années encore, on se contente aujourd’hui d’une ouverture plus réduite, étudiée au mieux pour que la luminosité de l’habitation soit cependant optimale.”

Les constructions basse énergie sont devenues de plus en plus courantes, mais le passif semble perdre de son attrait. “C’est un type d’habitat désormais réservé à une certaine élite car il coûte toujours 30 % de plus qu’une maison basse énergie. Et il faut compter entre 30 et 40 ans pour un réel retour sur investissement. Seuls les inconditionnels y songent encore et s’ils n’en ont pas les moyens, ils optent pour des solutions d’autoconstruction qui les obligent à investir énormément de leur temps, ce que peu de gens peuvent se permettre.

Enfin, rayon budget, il y en a naturellement pour toutes les bourses. “Mais avec une moyenne de 140.000 à 150.000 €, hors terrain (hors TVA et frais d’architecte), on peut déjà avoir une très belle maison. En fonction des régions, le prix du terrain varie, mais le budget moyen tourne aux alentours des 280.000 à 300.000 € dans le Hainaut ou dans la province de Liège.”



© La Dernière Heure 2013