Batibouw

Le montage a débuté lundi dernier. Les stands doivent être fin prêts ce jeudi 21


BRUXELLES Et ça scie, ça martèle, ça maçonne et ça façonne. Depuis le début de la semaine dernière, les palais du Heysel assistent au montage de Batibouw, le salon annuel de la construction, de la rénovation, de la décoration et de l’aménagement intérieur. Qui se terminera tard dans la nuit de mercredi à jeudi, pour une ouverture aux professionnels dès 10 heures le jeudi 21 février. Le grand public est attendu à partir du samedi 23.

Bon an mal an, le salon accueille un millier d’exposants, avec une régularité de métronome faisant fi de la crise. Celle-ci, si elle transparaît, c’est sur la hauteur des stands : car c’est le mètre carré au sol qui est loué et pas le volume. Les exposants s’étalent donc vers le haut. Autre effet de la crise, peut-être, la proportion importante des firmes étrangères : 12 % cette année, principalement en provenance d’Allemagne, de France et des Pays-Bas.

Dont une entreprise japonaise, Suteki, qui signe l’une des deux maisons construites à Batibouw. En bois (palais 8). L’autre est due au constructeur Kijk en Bouw (palais 5).

Trois thèmes

Ils ne sont pas toujours aussi visibles que certains visiteurs le voudraient, mais ces thèmes sont bien présents. Ils sont d’ailleurs décidés en novembre et explicités aux exposants afin que ceux-ci s’y raccrochent éventuellement. "On choisit chaque année trois thèmes, confirme Geert Maes, directeur général de Fisa, l’organisateur du salon. Un "société", un "technique" et un "life style". Certains exposants jouent le jeu, d’autres pas."

Côté tendance de société, Batibouw a opté cette année pour le retour en ville. Qui est significatif depuis quelque temps déjà. "Dans le chef des jeunes couples qui ne s’enfuient pas des villes dès la venue d’un premier enfant, et dans celui des "mediors" et "seniors" qui en ont marre de tondre le gazon chaque week-end" , sourit Geert Maes.

Un thème qui trouve aussi son ancrage dans les efforts effectués par les villes pour garder ou attirer des habitants (embellissement de l’espace public, réaffectation d’anciens sites industriels ), de même que dans la part grandissante des travaux de rénovation dans le carnet de commande des entreprises. "La construction se porte nettement moins bien" , convient encore Geert Maes.

Le thème "technique" n’est pas neuf - "Il est même un peu bateau , je sais" - puisqu’il s’agit des énergies renouvelables (palais 10 et 12, principalement, lire ci-dessous).

Quant au sujet "life style", c’est du côté de la chambre à coucher dite des parents que Batibouw l’a trouvé. "Une chambre qui est de plus en plus souvent complétée d’une salle de bains et d’un dressing et qui ne fait plus qu’une seule unité, sans porte, voire sans mur, ajoute le directeur de Fisa. Quasiment un appartement dans lequel s’évadent les parents; un cocon mais assorti de tous les moyens multimédias possibles et inimaginables."

Un thème repérable dans plusieurs palais : 7 (salle de bains), 3 (placards), 2 (ameublement). Un thème dont, jusqu’à preuve du contraire, plusieurs exposants tireront parti. "Facq inscrira ainsi une chambre, à tout le moins un lit, dans ses salles de bains."

© La Dernière Heure 2013