Les Belges se montrent sans cesse plus friands d’achats en ligne.

Faire ses achats sur Internet entre dans les habitudes des consommateurs belges. BeCommerce observe, pour la cinquième année consécutive, une croissance des achats en ligne de 6 % au cours des trois premiers trimestres, pour atteindre un chiffre d’affaires de 8,38 milliards. Si l’on extrapole les résultats liés aux trois derniers mois, marqués par le Singles’Day, le Black Friday ou encore le Cyber Monday, on devrait franchir la barre des 11 milliards d’euros de dépenses en ligne en 2019.

Si le secteur performe autant, c’est en grande partie grâce à la vente en ligne de voyages, analyse BeCommerce. "Au cours de l’été 2019, quelque 26,5 millions d’achats ont été effectués via Internet. Il s’agit d’une augmentation de 10 % par rapport à la même période l’an dernier. Ce sont surtout les expériences et l’aventure qui ont été achetées en ligne, avec un top 3 composé de billets d’avions et d’hébergements, billets d’attractions et événements, ainsi que les voyages à forfait."

D’autres secteurs tirent également leur épingle du jeu. "La catégorie ‘health&beauty’ a connu la plus forte hausse en 2019 avec un tiers de dépenses en plus cette année par rapport aux neuf premiers mois de 2018. Si l’on ne considère que le troisième trimestre, on constate que la catégorie ‘jouets’ enregistre la plus forte hausse (+ 25 % par rapport au 3e trimestre 2018)", explique Sofie Geeroms, Managing Director de BeCommerce.

L’enquête révèle aussi que les consommateurs sont conscients de l’impact environnemental que peut avoir ce mode d’achats. Ainsi, près de deux répondants sur trois souhaitent attendre plus longtemps une livraison lorsqu’ils commandent plusieurs produits en même temps, pour une livraison plus durable. En outre, plus de la moitié des personnes interrogées souhaitent retirer leur colis à un point de collecte ou attendre plus longtemps leur commande si elle peut leur être livrée de manière plus durable. De même, un nombre croissant de consommateurs sont prêts à payer pour la livraison afin de répondre aux exigences de durabilité, avec un montant moyen acceptable de 7,5 euros.