Pourquoi prenons-nous le large ?

Paul Vandenabeele

BRUXELLES Prendre le large ou mettre les voiles, c’est aller vers le large, c’est partir, c’est se sauver, c’est s’en aller discrètement.

Généralement, on admet qu’on arrive au large lorsqu’on perd de vue la côte, par beau temps.

Et c’est la distance à la côte, et non la profondeur, qui distingue le large de la zone côtière.

Cette locution verbale signifie donc s’éloigner de la côte et des personnes qui y sont pour dire adieu à ceux qui ont pris la mer.

Et lorsque c’est à bord d’un voilier que nous prenons le large, il faut d’abord hisser les voiles, pièces de tissu, dont la taille peut varier de quelques mètres carrés à plusieurs mètres carrés, qui, grâce à l’action du vent, servent à faire avancer.

Ce sont donc ces métaphores maritimes qui illustrent un départ, un éloignement, une fuite.

La première des deux métaphores date du XVe siècle.

Quant à la seconde, dans sa forme actuelle, elle est attestée vers 1900, mais elle existait déjà sous la forme bander ses voiles au XVIIe siècle.

© La Dernière Heure 2009.

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