De plus en plus de Belges achètent leurs boissons au-delà de la frontière: "Nos boissons sont plus chères à cause de la taxe sur le sucre"

Alors que de plus en plus de Belges traversent les frontières de notre Royaume pour aller acheter de la nourriture en tout genre, c'est désormais également le cas pour les boissons.

De plus en plus de Belges achètent leurs boissons au-delà de la frontière: "Nos boissons sont plus chères à cause de la taxe sur le sucre"
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D'après une étude menée par la FIEB, l'association sectorielle de l'industrie belge des eaux et des boissons rafraîchissantes, près d'un Belge sur huit se rend au moins une fois par mois au delà de nos frontières pour acheter des boissons. En effet, il se trouve que les boissons sont dorénavant plus chères en Belgique à cause d'une taxe sur les emballages, appelée taxe sur le sucre. "La taxe sur le sucre (Ndlr: taxe qui est prélevée sur toutes les boissons qui contiennent du sucre ou des édulcorants) est donc complètement passée à côté de son objectif et notre lasagne de taxes belges entraîne une perte de revenus, tant pour nos entreprises que pour le gouvernement", avertit le président de la FIEB, Bart Peeters.

La hausse des prix pousse de nombreux Belges à prêter de plus en plus attention à leur porte-feuille. 25% des 1000 personnes interrogées regardent désormais de plus en plus les promotions, 21% consomment moins, 15% trouvent des alternatives moins chères mais la majorité des personnes interrogées vont faire leurs emplettes à l'étranger. Et ce, même pour des Bruxellois qui vivent à l'intérieur du territoire.

"C'est donc un fait que nos boissons sont plus chères en Belgique, en comparaison avec les pays voisins depuis que notre pays a introduit en 2015 une taxe supplémentaire sur les boissons sucrées en plus de la taxe sur les emballages. Prenons l'exemple d'une bouteille de 1,5 litre de boisson rafraîchissante qui coûte 1,53 €/l en Belgique (Carrefour) ; aux Pays-Bas, la même boisson dans la même bouteille coûte 1,27 €/l (17% moins cher) ; en Allemagne (chez REWE), elle ne coûte que 0,99 €/l, soit 35% de moins, et en France (Auchan), selon la taille de la bouteille, elle coûte soit 1,08 €/l (pour une bouteille de 1,75 litre), soit 29% de moins, soit 1,22 €/l (pour une bouteille de 1,25 litre), soit 20% de moins. Ces droits d'accises élevés érodent le pouvoir d'achat, en particulier pour les revenus les plus faibles", détaille le président de la FIEB.

Avant de poursuivre: "Lorsque nous constatons, grâce à notre enquête, que les Belges dépensent en moyenne 50 euros par mois en boissons non alcoolisées et que plus d'un dixième d'entre eux font leurs achats au moins une fois par mois de l'autre côté de la frontière, ça fait beaucoup d'argent qui part à l'étranger. Cela signifie donc une grosse perte de revenus, tant pour les producteurs de boissons et les distributeurs que pour le gouvernement."

Au cours des cinq dernières années, les entreprises belges ont perdu environ 370 millions d'euros à cause des achats effectués à l'étranger.

La FIEB veut donc que cette taxe soit modifiée : "En diminuant la taxe, nous comblons le fossé avec les pays voisins, rendant les achats transfrontaliers moins attractifs et encourageant les achats en Belgique. Cela compense la diminution de la taxation pour le gouvernement, fournit plus de revenus à nos producteurs belges et apporte plus de confort au consommateur", conclut Bart Peeters.

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