Vous avez un chien ou un chat ? Attention, le prix de leurs croquettes explose !

Certaines marquent accusent une augmentation de 30 à 40 %.

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Les propriétaires de chiens et de chats risquent d'être confrontés à une explosion du prix des aliments pour animaux. Selon le journal français Les Échos, les industriels de la pâtée pour chat que sont Royal Canin, Pedigree ou encore Whiskas doivent faire face à des difficultés d'approvisionnement qui ,pourraient compromettre une partie de leur fabrication. En cause, la chute de la production de viande provoquée par la peste porcine et la grippe aviaire. Or 90 % des aliments pour animaux contiennent de la viande. "Même si les experts utilisent des parties peu consommées comme les abats, les matières premières sont de plus en plus rares", explique la présidente de la Fédération des fabricants d'aliments préparés pour chiens, chats, oiseaux et autres animaux familiers (Facco) à nos confrères des Échos.

À une augmentation du prix de la viande, s'ajoute la hausse des coûts de l'énergie et des emballages. Selon le cabinet spécialisé NielsenIQ, cité par Les Échos, le prix des produits animaliers a déjà accusé une hausse de 13,26 % en un an.

Les grands consommateurs de croquettes que sont les refuges l'observent déjà sur le terrain. "Certaines marques ont augmenté leurs prix de 30 % ou 40 %. Le budget consacré à l'alimentation dans notre refuge a été multiplié par trois à cause de cette augmentation. Avant, un sac de croquettes coûtait 40 euros, maintenant, c'est 60 ou 65 euros, les gens sont nettement moins prompts à faire des dons dans ces circonstances", affirme Sébastien De Jonge, président de Sans Collier. Cette augmentation n'est pas non plus sans conséquences sur la santé des animaux. "Face à la flambée des prix, les propriétaires de chiens et de chats se rabattent sur des produits moins qualitatifs et on ne peut pas leur reprocher mais ce n'est pas l'idéal sur le long terme", poursuit-il. "Les aliments peu chers contiennent beaucoup de graisse et de sel. Les animaux se ruent dessus et en mangent deux fois plus mais ce n'est pas bon pour eux. Les effets d'une alimentation bas de gamme se mesurent sur le long terme", abonde Fabienne Marchand, vétérinaire et vice-présidente de l'UPV (Union professionnelle vétérinaire).

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