Augmentation des prix, ce n’est pas fini : un “tsunami” attendu en mars 2023

Nos voisins français ne semblent pas logés à meilleure enseigne que nous.

Le prix des aliments risque bien d'encore augmenter.
Le prix des aliments risque bien d'encore augmenter. ©Copyright (c) 2021 Lightspring/Shutterstock. No use without permission.

Dans la grande distribution, l’inflation frappe durement certaines catégories de produits : +17 % sur les conserves de légumes, +20 % sur les conserves de fruits, +10 % sur le café, +10 % sur les féculents, +13 % sur la volaille, +11 % sur le papier, et jusqu’à +41 % sur la nourriture pour animaux !

Et c’est loin d’être fini a déjà prévenu Michel-Édouard Leclerc, qui prédit un réel "tsunami" pour mars prochain. En cause ? Les négociations actuellement en cours avec les industriels, qui devraient se terminer en février. Que ce soit dans l’agroalimentaire, les produits d’hygiène ou de droguerie, l’explosion des coûts met à mal la rentabilité des usines. L’industrie agroalimentaire est un très gros consommateur d’énergie.

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Certains groupes ont vu leur facture énergétique multipliée par cinq, voire dix ! Pour certaines entreprises, la seule solution est de mettre (en partie) la production à l’arrêt. C’est notamment le cas du groupe Cofigeo (William Saurin, Garbit, etc.) qui a annoncé l’arrêt de la production dans quatre de ses huit usines, soit 80 % de sa production.

Les négociations entre les fournisseurs et la grande distribution s’annoncent donc tendues. Des hausses de 10 à 20 % sont évoquées, mais les distributeurs tentent de faire pression sur les industriels, au nom du pouvoir d’achat des consommateurs. Cependant, on constate que le prix des marques de distributeur augmente plus fortement que celui des marques nationales, preuve d’une répercussion des coûts, en espérant que ce ne soit pas un opportunisme pour augmenter les marges.

Les marques nationales savent qu’elles doivent faire un effort pour préserver un minimum de compétitivité, mais elles ne peuvent pas pour autant s’abaisser devant les distributeurs au risque de produire à perte. De nombreuses entreprises sont en effet dans le rouge et n’ont d’autre choix que de réduire leur production dans l’attente de négociations abouties avec les distributeurs.

S’il n’y a pas encore de pénurie, certaines références pourraient venir à manquer dans les prochaines semaines.

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