Consommation En cause : le passage du gaz pauvre au gaz enrichi d’ici 2024 pour tout le pays.

Certains habitants de Wallonie et de Bruxelles ont déjà reçu un courrier de leur gestionnaire de réseau de distribution (Sibelga, Resa ou Ores pour la majorité). Pour d’autres, cela ne devrait tarder. Du moins pour ceux qui sont concernés par la prochaine conversion du gaz pauvre au gaz riche.

Un basculement rendu inévitable par la fin de l’exploitation d’un gisement gazier du côté de Slochteren, dans le nord-est des Pays-Bas. “Le gouvernement néerlandais a décidé de fermer cette exploitation en raison d’une recrudescence de tremblements de terre (NDLR : de faible amplitude) dans la région, confie Jean-Michel Brebant, porte-parole chez Ores. Les cavités laissées vides par l’absence de gaz ont tendance à s’effondrer et à provoquer de mini-séismes.”

En 2030, l’exploitation sera condamnée et plus aucun baril de gaz ne pourra donc en sortir. Les gestionnaires de réseau de distribution belges ont donc voulu anticiper. D’ici 2024, tous les habitants de Bruxelles et du Brabant wallon ainsi que ceux domiciliés dans une poignée de communes de Hainaut et des provinces de Namur et Liège, aujourd’hui alimentés par du gaz pauvre, seront en effet désormais alimentés par du gaz enrichi.