Le groupe AB InBev, qui produit notamment la Jupiler et la Stella Artois, a enregistré une baisse "à doubles chiffres" aussi bien pour les bières vendues que pour ses revenus. Cette baisse est une conséquence de la fermeture de l'horeca à maintes reprises mais les consommateurs ont aussi moins acheté de bières dans les supermarchés.

"Après un solide début d'année, nos résultats globaux de 2020 ont été considérablement touchés par le bouleversement dû à la pandémie de Covid-19", indique le brasseur, lors de la présentation de ses résultats annuels et du quatrième trimestre. La fermeture de l'horeca et les restrictions diverses ont pesé sur les activités du géant brassicole. Au cours de l'exercice 2020, les volumes ont diminué de 5,7 %, les produits ont reculé de 3,7 % à 46,8 milliards de dollars contre 52,3 milliards en 2019 et le bénéfice avant intérêts, impôts et dotations aux amortissements (BAIIDA) a diminué de 12,9 % à 17,3 milliards de dollars contre 21 milliards en 2019, avec une réduction de la marge BAIIDA de 382 points de base à 36,9 %.

Le brasseur n'a pas fourni de chiffres sur ces baisses en Belgique mais il se réfère au constat des Brasseurs Belges qui tablent sur une chute de 50 % des ventes en 2020 soit 445 millions de bières en moins.

Le conseil d'administration d'AB InBev proposera un solde de dividende de 0,50 euro par action pour l'exercice 2020.

Une culture à protéger

Pour l'année 2021, AB InBev est plus optimiste, malgré les incertitudes liées à la crise du Covid, et prévoit une "amélioration significative" de ses produits et bénéfices par rapport à l'exercice 2020. "Nous prévoyons une croissance des produits grâce à une combinaison saine des volumes et des prix, se traduisant par une croissance des bénéfices. Nous continuerons d'utiliser efficacement nos ressources tout en renforçant les investissements dans nos marques", précise AB InBev.

Quoi qu'il en soit, le brasseur alerte quant à la possible disparition de la culture brassicole. "La culture belge de la bière, reconnue par l'Unesco, est en danger", a souligné Fabio Sala, directeur AB InBev Benelux-France. Le brasseur réitère son plaidoyer pour un "redémarrage sûr et progressif de l'horeca au 1er avril".