Cette journée de démarques et d'offres promotionnelles, d'initiative privée, se déroule vendredi prochain alors que les commerces non essentiels sont fermés au public et ne sont accessibles qu'en ligne. Le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire, a demandé mercredi aux acteurs de la distribution de décaler cette opération massive. Une réunion est prévu ce vendredi à Bercy, siège du ministère français, mais la demande semble en bonne voie d'être acceptée. Amazon France, acteur majeur de ce secteur, a ainsi annoncé sa décision de reporter le "Black Friday" si cela permet une réouverture des commerces avant le 1er décembre.

"Nous avons pris connaissance de l'initiative française et nous allons prendre contact avec les grands opérateurs de plateformes digitales pour espérer obtenir une décision smilaire", a déclaré M. Dermagne (PS), sans donner d'autre précision.

Dans l'opposition, le cdH a demandé au gouvernement de suivre la démarche française. Le parti centriste redoute que les grandes enseignes et les entreprises de commerce en ligne ne soient avantagées au détriments des petits commerces.

"Déjà en temps ordinaire, cette journée est un hymne à la surconsommation et regorge d'offres soi-disant alléchantes. Mais, ici, dans le contexte actuel, va-t-on remettre une couche supplémentaire sur nos commerces pour les étrangler? Le gouvernement belge pourrait lui aussi négocier un report de la date et offrir une mesure de soutien forte", a déclaré dans la matinée la députée Vanessa Matz.