Il y a deux ans, l’épidémie causée par la bactérie E. coli avait entraîné la mort de 47 personnes en Europe et en Allemagne. Après avoir incriminé des concombres espagnols, c’est sur des graines germées que la bactérie avait finalement été retrouvée et identifiée comme source de l’épidémie.

La seule évocation d’une victime de la bactérie E. coli suffit à ranimer la crainte d’une nouvelle épidémie. Dans le Limbourg, des traces de contamination avaient été relevées en 2012, mais on a vite trouvé l’origine de la contamination.

Il s’agissait en fait d’un non-respect des mesures d’hygiène dans l’abattage animal. Lors de l’abattage ou de la découpe, le contenu de l’intestin de l’animal a contaminé la viande. Fort heureusement, cela s’était limité à une seule carcasse.

Mais ce fait suffit à rappeler que toutes les précautions doivent être prises tout au long de la chaîne alimentaire. Qu’il s’agisse des mesures d’hygiène lors de l’abattage d’une bête jusqu’à sa consommation finale. Ainsi, manger de la viande crue représente toujours un risque et il n’est pas du tout recommandé d’en donner aux jeunes enfants. Et, contrairement aux idées reçues, si la cuisson tue généralement les bactéries, ce n’est pas toujours le cas. En effet, certaines bactéries produisent des toxines qui résistent à la cuisson. Pour les personnes les plus sensibles, cela peut donc représenter un risque.

Fort heureusement, en Belgique, les entreprises et l’Afsca mettent tout en œuvre pour garantir au maximum la sécurité alimentaire. Ces dernières années, les contrôles se sont ainsi intensifiés, principalement dans les secteurs à risque, à commencer par la viande.

Petites enseignes, grande distribution, commerce bio : tous sont soumis aux mêmes contrôles pour éviter une infection. Au final, les intoxications débouchant sur une hospitalisation sont donc rares.