Consommation Sur 5 millions de ménages, c’est tout simplement énorme, à l’heure de la 4G +…

Sorte de parchemin pour les uns (plus jeunes), seule et unique manière de toucher quelqu’un pour les autres (plus… expérimentés), on pourrait penser que ce bon vieux bottin téléphonique, au même titre que la K7 audio ou le téléphone à cornet, est mort et enterré. Qui, à l’heure du VDSL haut-débit, des 6 millions de Belges connectés sur Facebook, de la 4G +, de Siri et des smartphones, utilise encore l’annuaire téléphonique papier pour appeller un plombier ou une vieille connaissance ?

À en croire les chiffres que nous a fournis pagesdor.be (ex-Truvo), un sacré paquet de monde !

Heure du tout numérique ou non, en 2016, 2,2 millions d’annuaires téléphoniques seront encore distribués en Belgique. Pour 3 millions en 2005 et 2,8 millions en 2010. Un recul, donc, évidemment, mais faible. Et lent. "Ce recul du papier est normal", commente Christophe Batens, de pagesor.be. "Il suffit de regarder autour de nous : la société évolue du papier vers le digital. Ce recul coïncide avec la pénétration croissante de l’internet et le lancement de notre site internet (en 1999) et puis plus tard encore de notre application mobile pour smartphones et tablettes (en 2010). Aujourd’hui, les versions de pagesdor.be en ligne (pour ordinateur) et mobile (pour smartphone et tablettes), toutes gratuites, reçoivent plus de 8 millions de visites par mois en moyenne !"

Il y a, donc, toujours un important besoin d’info et de visibilité. Il a juste été transféré dans l’univers numérique. Ce qui est interpellant, finalement, c’est le nombre, imposant, de bottins encore distribués… En 2010, le ministre (d’alors) du développement numérique avait bien tenté de supprimer la distribution desdits bottins, en tentant de ne la rendre effective qu’auprès de ceux (particuliers et entreprises) qui faisaient la démarche de marquer leur désir de le recevoir.

Reste que, comme Truvo (l’éditeur des bottins) n’est pas soumis aux prescrits légaux de service universel et distribue ses bottins en tant que boîte privée, rien ne le contraint à cesser cette activité… toujours rentable (les entreprises et PME annoncent, dans l’annuaire…)

Aujourd’hui, bien que beaucoup ne reçoivent plus le bottin sans avoir rien demandé, en théorie, il faut avoir exprimé auprès de pagesdor.be son désir de ne PLUS recevoir les versions papier des pages d’or ou blanches pour en être épargné chaque année… et ainsi préserver quelques milliers d’arbres.

"Nous essayons d’informer au mieux les gens, avec la première page du bottin qui précise la procédure de désinscription, par exemple…", explique pagesdor.be, qui constate que le mobile décolle plus que jamais : en décembre, l’appli mobile maison a été téléchargée plus de 700.000 fois.

Pour marquer son désir de ne plus recevoir le bottin: http://www.pagesdor.be/businesscenter/desinscrire-guides