Consommation Une augmentation de près de 25 % en un an, pour atteindre un volume de 30 millions de litres.

Le rayon des eaux aromatisées ne cesse de s’enrichir de nouvelles références. Toutes les marques s’y sont mises, preuve que le secteur a le vent en poupe, même s’il ne représente que 2,02 % de part de marché dans le secteur des boissons rafraîchissantes.

"Par rapport à 2017, le volume a augmenté de 24.8 % et depuis 2013 le volume a plus que quadruplé", indique David Marquegnie, secrétaire général de la Fieb, l’association sectorielle de l’industrie belge des eaux et boissons rafraîchissantes.

"En 2013, les eaux aromatisées représentaient 0,49 % du volume total dans la catégorie des boissons rafraîchissantes. En 2018, on a atteint 2,02 %. Bien qu’en nette progression, cette part de marché laisse à la catégorie le champ libre à un développement ultérieur."

En effet, dans d’autres pays européens, les eaux aromatisées sont nettement plus consommées. "Dans des pays tels que la Pologne (13,7 %) ou la Suède (12,1 %), les eaux aromatisées sont encore plus présentes qu’en Belgique. Ceci est une autre preuve du potentiel manifeste du produit et de l’intérêt du public."

Les eaux aromatisées sont des eaux (dans la plupart des cas minérales naturelles ou de source) agrémentées d’un arôme spécifique prodiguant à la boisson une subtile saveur. "Ceci permet de combiner les propriétés naturelles des eaux minérales ou de source à une touche fruitée. La composition des eaux aromatisées peut varier mais l’on constate ces dernières années que celles sans sucre, ni édulcorants ont tendance à gagner de plus en plus le cœur du consommateur."

En Belgique , les eaux aromatisées sont soumises à ladite taxe "santé" (c.-à-d. l’accise sur les boissons rafraîchissantes), même si elles ne contiennent ni sucres ni édulcorants, ce qui impacte également leur prix (voir par ailleurs). "Le 1er janvier 2018, les eaux aromatisées sans sucres, ni édulcorants ont toutefois été dispensées de l’augmentation des accises sur les boissons rafraîchissantes et restent donc au tarif de 6,8133 cents/litre au lieu de passer à 11,9233 cents/litre comme les autres boissons rafraîchissantes. C’est déjà un premier pas dans la bonne direction, mais cela reste incompréhensible que cette catégorie reste soumise à cette taxe ‘santé’ instaurée en 2016. Cela illustre que cette taxe ‘santé’ est en fait une mesure qui est purement fiscale et qui ne stimule nullement ni le consommateur ni les producteurs à évoluer vers des boissons contenant moins de sucre."