A quelques heures des fêtes de fin d’année, les restaurants et les bars vont pouvoir rester ouverts jusqu’à 23h. “Le gouvernement a respecté sa parole, analyse Fabian Hermans, administrateur de la Fédération Horeca Bruxelles. S’il avait annoncé une fermeture à 20 heures, cela aurait été une fermeture masquée et les autorités publiques auraient dû mettre un gros chèque sur la table”. Une telle mesure aurait-elle été perçue comme une déclaration de guerre du gouvernement envers le secteur ? “Nous sommes déjà en guerre, répond M. Hermans. Et comme dans toute guerre, nous espérions une trêve des confiseurs avec des fermetures plus tardives le 24 et le 31 décembre, ce qui n’a pas été le cas”.

“Une détresse financière inimaginable”

Pour l’administrateur, le plus important reste que les restaurants et les bars puissent rester ouverts après les fêtes. “On doit sécuriser notre avenir. Je ne veux pas que ce soit au secteur de l’Horeca de payer les pots cassés s’il y a un surplus de contamination après Noël et le Nouvel an. Oui, on a très peur du variant Omicron, mais ce que nous voulons avant tout, c’est pouvoir rester ouvert le trimestre prochain. Et une ouverture, c’est jusqu’à 23 heures minimum.” 

Selon M. Hermans, de nouvelles fermetures seraient “catastrophiques” pour les établissements. “Notre secteur se trouve dans une détresse financière inimaginable, s’alarme l’administrateur bruxellois. Le gouvernement doit s’en rendre compte. Ce qui ne semble pas être le cas : la semaine passée, il nous a mis sur le bas-côté de la route. L’équipe De Croo nous avait promis de nous soutenir pour payer les primes de fin d’année, mais les montants proposés sont très largement insuffisants”.