Consommation Choisir son lieu de mariage, c’est aussi opter pour un traiteur. Celui-ci pèse entre 50 et 60 % du budget.

Artfood, Chou de Bruxelles, la Toque blanche, Restauration Nouvelle, JML Concept, Great Food… Les traiteurs haut de gamme actifs sur le marché du mariage fleurissent à Bruxelles. Moins concentrés dans d’autres villes, ils sont pour la plupart issus de l’école "Loriers". "Il y a aujourd’hui toute une génération formée par Jean-Michel Loriers dans les années 1990-2000. Son ADN est dans toutes les cuisines", introduit Julien Depouhon, Event Coordinator et Logistical Advisor chez Châteauform’, un géant français de l’événementiel de prestige, qui gère notamment l’Abbaye du Val Saint Lambert. "C’est un microcosme où tout le monde se connaît. Selon les régions, on retrouve souvent les mêmes acteurs. Le réseautage fait partie intégrante du métier", embraye Claude Hec, copropriétaire de Senior Life, plateforme sœur du site spécialisé mariage.be.

Souvent connus grâce au bouche à oreille, ces traiteurs sont choisis par les propriétaires et exploitants de salle sur base de leurs tarifs, de leur flexibilité ou encore de leur choix de mobilier. "À Liège, il y a très peu d’acteurs de qualité armés pour des dîners de 200 personnes", poursuit Julien Depouhon. À l’Abbaye du Val Saint Lambert, c’est Goose by Agron Billa qui régale les convives. Le partenariat exclusif est lié à un contrat de trois ans. "Nous recherchions un traiteur doté des mêmes valeurs : circuits courts, qualité des produits, générosité… Le traiteur doit refléter l’esprit d’un lieu."

Pour tirer leur épingle du jeu, certains traiteurs misent sur le bio, d’autres sur des meubles design sur mesure. Chez Restauration Nouvelle, un des poids-lourds du secteur créé dans les années 80 par Albert et Marianne Michiels, l’accent est mis sur la qualité du service. "Notre métier est très exigeant. La formation des employés est décisive", souligne Marie Michiels, la fille des fondateurs. "Entre 200 et 230 salariés travaillent sur nos événements. Nous ne collaborons qu’avec des professionnels, même lorsqu’il s’agit d’extras."

L’entreprise familiale gère une trentaine d’endroits, dont certains qui leur appartiennent comme le Château de la Rocq ou le Château de Ruisbroek.

Échoppes et produits veggie

La flexibilité et la créativité dans les formats sont d’autres facteurs de choix. "Développer une identité forte peut faire la différence, note Julien Depouhon. Notre partenaire crée, par exemple, ses propres meubles."

Si la majorité des mariages mise toujours sur le combo cocktail-dîner-soirée, on voit de nouvelles formules poindre. "Les foodtrucks, barbecues, échoppes ou planches à partager gagnent du terrain. Bien sûr, il faut que le lieu s’y prête, affirme Marie Michiels. Je viens également pour la première année d’avoir plusieurs mariages entièrement végétariens."

Chez Goose by Agron Billa, la cuisine de saison et le zéro déchet sont fort appréciés. "Il ne faut pas oublier qu’un mariage est un spectacle. Le traiteur participe à cette partition", conclut Julien Depouhon.