L’association du sucre, du sel et du gras serait similaire à un shoot d’héroïne...

Le caramel connaît une seconde jeunesse, très tendance depuis qu’il se décline en version beurre salé. Introduit dans la haute chocolaterie dans un premier temps, il est nettement plus populaire avec des versions au beurre salé de pratiquement tous les snacks les plus vendus. Barres chocolatées, œufs de Pâques, glaces, bonbons, M&M’s : aucune grande marque n’y échappe, comme en atteste le lancement récent du Twix au beurre salé.

Tout a commencé avec Henri Le Doux, un pâtissier français qui expérimentait déjà à la fin des années 1970 une noix de beurre dans son célèbre caramel. Son caramel au beurre salé est devenu un produit régional breton. Lorsque son confrère pâtissier Pierre Hermé en a également fourré ses macarons dans les années 90, il peinait même à suivre tellement la demande était forte. Les chefs étoilés et les pâtissiers sont tombés sous le charme de la combinaison et de la manière dont une touche de sel pouvait amener ces sucreries à un autre niveau.

Pourtant, il a fallu attendre des années avant que le caramel au beurre salé quitte les ateliers des chocolatiers de renom pour envahir les usines des géants du secteur.

Barack Obama a aussi contribué à rendre cette association chocolat-caramel-beurre salé plus populaire lorsqu’il jeta son dévolu sur une barre de chocolat au caramel salé de Fran’s Chocolates en déclarant que c’était sa friandise préférée.

Häagen-Dazs fut aussi le premier à introduire le sel dans le caramel de ses glaces vendues en supermarché, en 2008. Puis ce fut au tour de Starbucks de proposer un chocolat au lait au caramel salé au menu. Tony’s Chocolonely, avec ses saveurs surprenantes et ses emballages colorés, n’y a pas échappé, voyant son parfum lait-caramel-sel de mer s’ériger aujourd’hui en meilleure vente de son assortiment. Et si nous en sommes tous fous, ce n’est pas réellement un hasard. Il est en effet scientifiquement prouvé que la combinaison de sucré, salé et de gras libérerait dans notre cerveau les mêmes substances qu’un shoot d’héroïne…