Une proposition de loi va être introduite en ce sens, qui introduirait une limite d'âge de 16 ans pour l'achat de telles boissons énergisantes. Le texte propose aussi de limiter l'offre en boissons énergétiques dans les distributeurs automatiques à proximité des centres sportifs et des écoles. Et il introduirait un avertissement des risques de santé sur le produit, à destination des enfants et jeunes mais aussi des femmes enceintes, par exemple. L'excès de caféine et de sucre peut être dangereux pour les catégories vulnérables de consommateurs.

Finalement, le texte propose aussi de limiter la publicité pour les boissons énergétiques à destination des jeunes.

"Une consommation excessive de caféine augmente les risques de somnolence et de maux de tête, et peut aussi mener à des troubles du rythme cardiaque. Chez des enfants et jeunes, cela peut aussi provoquer des problèmes neurologiques comme de l'épilepsie. Beaucoup de jeunes ne sont pas conscients de cela", commente via communiqué la députée.

Selon une enquête du Sipes (Service d'Information, Promotion, Education Santé, ULB) de 2018, auprès des élèves de l'enseignement secondaire belge francophone, les boissons énergisantes (avec habituellement beaucoup de caféine, souvent de la taurine, du sucre ou des édulcorants) ont gagné en popularité auprès des adolescents, en raison notamment de stratégies de marketing ciblées. 11% des jeunes interrogés dans le cadre de cette enquête indiquaient consommer des boissons énergisantes plusieurs fois par semaine, avec des proportions particulièrement marquées chez les garçons (deux fois plus de consommateurs réguliers que chez les filles), principalement ceux pratiquant une activité physique quotidienne. Or, les enfants et adolescents sont particulièrement sensibles à la caféine, et on observe aussi chez les jeunes un phénomène de consommation de boissons énergisantes en mélange avec de l'alcool, une association que le Conseil Supérieur de la Santé déconseille.