Pour la 2e année, "Février sans supermarché" tente de remettre les petits commerçants au centre de notre consommation.

Passer tout un mois sans mettre un pied dans un supermarché, c’est le défi proposé en février prochain sous le nom "Février sans supermarché". L’initiative existe depuis 2017 en Suisse, où elle a été lancée par En vert et contre tout, un collectif qui souhaite sensibiliser à la question de l’écologie.

Depuis l’année dernière, le défi s’est frayé un chemin jusque chez nous via Jean-Christophe Caron notamment, et sa page Facebook "Vivons Belge, vivons mieux". "Le but, c’est de retourner vers des choses simples." Et surtout remettre les petits commerçants indépendants au cœur de notre consommation quotidienne.

L’objectif est donc de soutenir le boulanger du coin qui fait son pain lui-même, le boucher qui sélectionne sa viande ou encore la supérette familiale qui survit dans notre village. Certes, parfois, cela prend du temps de faire plusieurs chapelles pour prévoir les soupers de la semaine. Cependant, la majorité des personnes qui ont pris part aux éditions précédentes affirment avoir dépensé moins d’argent. "On n’est pas tenté par tout ce dont on n’a pas besoin. On jette moins car on achète moins, donc on gaspille moins et, au fur et à mesure, on dépense moins pour des choses qui ne sont pas nécessaires", souligne Jean-Christophe.

Mais il y a supermarché et supermarché. Faire ses courses dans un magasin bio ou local, même s’il répond à la définition de "supermarché" ou s’il fait partie d’une chaîne, est déjà plus écolo que de consommer des produits suremballés. Et puis, même au sein des enseignes bien connues, il est désormais possible d’apporter ses propres contenants ou d’acheter local. "Février sans supermarché" n’existe pas tant pour boycotter les grandes surfaces que pour faire vivre les commerces indépendants.

Peu importe donc si vous finissez par vous laisser tenter par une salade emballée un temps de midi entre deux rendez-vous. Le défi n’est pas raté parce que vous faites une entorse au nom adopté par le défi. " Vous n’êtes pas obligés d’appliquer un boycott total", rappelle bien le collectif En vert et contre tout, à la base de l’action.

L’essentiel est de soutenir le circuit court. Si la démarche n’est pas toujours facile en fonction de son lieu d’habitation, il existe des astuces. "On peut imaginer se faire livrer un panier de producteurs locaux. C’est une petite contribution mais, si on est beaucoup à le faire, ça fait son effet", insiste le collectif suisse. Au final, il y a plusieurs manières de réussir ce défi de février.