Consommation Depuis que Carrefour les a retirés de ses rayons, l’avenir est sombre pour la marque.

Vous vous souvenez du slogan? "BN, le goûter préféré des enfants!" Ca, c’était avant... Car aujourd’hui, le biscuit arbore certes toujours son célèbre sourire mais c’est loin d’être le cas pour son fabricant. L’usine de la Biscuiterie nantaise de Vertou (Loire-Atlantique) tourne en effet au ralenti et ses salariés s’interrogent sur leur avenir.

En effet, le groupe vient de perdre son plus gros client, Carrefour, qui a décidé de retirer son produit phare, le choco BN de ses rayons. Un effet collatéral de la récente entrée en application de la loi "alimentation", qui interdit aux distributeurs d’octroyer plus de 33% de réduction sur les produits alimentaires. Or, c’est précisément sous l’offre séduisante 1-1 gratuit que Carrefour parvenait à en écouler 4 000 tonnes par an, sur les quelque 15 000 tonnes produites par l’usine nantaise.

Pour le distributeur , il devenait tout simplement impossible d’écouler ses stocks or, on le sait, dans la grande distribution, les stocks coûtent cher.

Le distributeur a cependant tenté de négocier avec son fournisseur, mais sans succès. "Nous n’arrivons plus à les vendre. Nous leur avons demandé de trouver des solutions pour innover, séduire le consommateur, nous leur avons laissé du temps, mais rien n’avance, ils sont trop passifs", a expliqué le distributeur... qui adopte aussi une stratégie de plus en plus ciblée sur ses marques propres.

Exit, donc, le fameux BN des rayons chez Carrefour. Et du côté de la concurrence, elle aussi contrainte de limiter ses promotions agressives, la vente du BN ne fait plus recette. Et les travailleurs qui voient la production et le chiffre d’affaires baisser d’année en année, craignent que la concurrence ne décide d’emboîter le pas de Carrefour. Si les Auchan, Casino, Leclerc et consorts décidaient de ne plus référencer le BN, c’est assurément la mort d’une usine et d’un biscuit pourtant mythique qui est assurée.