142 dossiers de vols annulés par Ryanair ont été présentés devant le tribunal.

Les passagers voient-ils enfin le bout du tunnel ? Ce vendredi matin, les débats concernant les vols annulés à l’automne 2017 ont repris au sein du tribunal de commerce de Charleroi.

Le jugement devait avoir lieu le 16 novembre 2018 mais il avait été reporté à la suite de la demande des avocats de la compagnie aérienne irlandaise. Ils souhaitaient la réouverture des débats afin de joindre au dossier des décisions rendues dans d’autres pays d’Europe.

Le tribunal de Commerce de Charleroi avait accepté la requête et reporté l’audience au vendredi 15 mars. Cette audience avait également été reportée à ce vendredi 5 avril. 142 dossiers de vols annulés ont été présentés devant le tribunal. Des centaines de passagers réclament justice à la compagnie low-cost, après que leurs vols aient été annulés par Ryanair.

Ce vendredi, 35 dossiers ont été plaidés par les sociétés Happy Flights et AirHelp, chargés de représenter les intérêts des passagers. Les parties plaignantes sont revenues sur les dernières remises : "Cette attitude montre clairement une volonté d’user de tous les moyens juridiques afin de retarder un maximum le jugement du tribunal. Concernant les derniers arguments déposés dans le dossier, ils n’ont rien à faire dedans", soulignait Me De Man.

Pour la compagnie aérienne, les passagers ont tout simplement fauté dans leurs démarches judiciaires : "Il est très clairement indiqué dans les conditions générales que les clients peuvent porter réclamation auprès de la compagnie sur le site internet de Ryanair, via un formulaire simple à remplir en trois étapes. Ensuite, ils doivent attendre 28 jours pour avoir une réponse de la compagnie et seulement, à ce moment-là, ils peuvent s’adresser à autrui pour défendre leurs intérêts. C’est la seule manière d’avoir 100 % de dédommagement."

Selon Ryanair, la qualité de consommateur n’est pas présente pour espérer le moindre dédommagement : "Vu que les clients ont fait appel à deux sociétés commerciales pour défendre leurs intérêts, la qualité de consommateur ne peut donc pas être établie."

Les jugements auront lieu le vendredi 14 juin.