Consommation

Le battage médiatique autour des boissons énergisantes fait encore parler de lui. Alors que nos voisins français viennent d’adopter un nouvel amendement imposant une taxe à hauteur de 100 euros par hectolitre pour toute boisson énergisante, l’Europe, quant à elle, compte imposer une nouvelle réglementation en matière d’étiquetage sur les dangers de ces boissons, à partir de décembre 2014.

Même si l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a évalué et confirmé la sécurité des ingrédients de ces boissons, ceux-ci n’en demeurent pour le moins pas exemptés de tout danger à teneur (très) concentrée.

En Belgique, le Crioc recommande même une interdiction pure et simple des boissons énergisantes aux jeunes de moins de 16 ans et l’imposition d’une information complète des risques potentiels sur l’étiquetage des canettes.

Mais pourquoi les boissons énergisantes (Red bull, Monster, Burn et Nalu) sont-elles dans le collimateur de différentes associations de consommateurs et des instances européennes ?

Ces Energy drinks sont des boissons à base d’eau hautement sucrée, avec une forte teneur en caféine, en taurine et en vitamine B.

Si, pris individuellement, ces ingrédients ne sont effectivement pas nocifs, le problème résulte dans l’association de ceux-ci, de manière disproportionnée par rapport aux apports énergétiques recommandés par jour.

Une consommation accrue de ce type de boissons augmente le risque de surconsommation de caféine, avec pour conséquence le risque d’insomnie, d’angoisse, de tachycardie et autres troubles cardio-vasculaires.

Avec une importante teneur en sucre, ces boissons boostent véritablement les consommateurs. Mais le danger résulte dans la quantité ingérée qui, d’après un rapport rendu par le Conseil supérieur de la santé (CSS) en 2009, peut provoquer "la possibilité d’induction d’une dépendance à la caféine ou à d’autres substances comme la nicotine, alcool et/ou cannabis".

Un autre problème relevé pour les Energy drinks est leur association avec l’alcool qui a pour effet de "réduire les signes de l’ivresse et la prise de conscience de cet état", relate le rapport du CSS. "Des modifications de comportement dans les contacts sexuels (plus de harcèlement) ou encore des atteintes ou lésions physiques plus nombreuses" sont également évoquées. Une consommation limitée, tout en veillant à s’en tenir à un apport journalier total en caféine inférieur à 400 mg et non associée avec des boissons alcoolisées, diminue les risques pour la santé. Le CSS et le Crioc déconseillent également leur consommation aux femmes enceintes et allaitantes, ainsi qu’aux enfants de moins de 16 ans.