Qui connaît encore la véritable origine du klaxon de nos jours? Aujourd’hui, principalement dans nos villes, les automobilistes klaxonnent un peu souvent à tort et à travers alors que le code de la route est très clair : “Les avertissements sonores doivent être aussi brefs que possible. Ils ne sont autorisés que pour donner un avertissement nécessaire en vue d’éviter un accident et, en dehors des agglomérations, s’il y a lieu d’avertir un conducteur qu’on se propose de dépasser.”

Il est si simple de klaxonner. Un petit coup sur le volant et hop on se fait entendre ! Mais cela n’a pas toujours été le cas.

À la naissance des premières automobiles à vapeur, pour éviter des accidents avec les passants, les Anglais imaginent en 1865 une loi (Locomotive Act) qui impose à chaque conducteur de se faire précéder par un homme à pied tenant un drapeau rouge et soufflant dans une corne à l’approche des piétons… Le véhicule ne se déplaçait alors qu’à 10 km/heure.

Mais très vite, le klaxon évolue. Cloche, carillon, sifflet, tout est essayé pour remplacer “l’homme-klaxon”. Finalement, on retient un système constitué d’un petit cornet métallique relié à une poire montée sur la porte du conducteur. L’automobiliste actionne manuellement la poire dès qu’un danger se présente à lui. L’air envoyé dans la membrane en métal produit un son strident qui prévient les piétons. C’est déjà un progrès.

En 1908, un ingénieur électricien et inventeur américain, Mille Reese Hutchinson, met au point, en même temps, plusieurs appareils dont une aide auditive (Acousticon) et un avertisseur sonore électrique pour automobile, qui sera commercialisé par la société Lovell-Mc Connell. Il faut lui trouver un nom. L’inventeur se gratte la tête et la lumière jaillit : klazo signifie hurler en grec, l’avertisseur s’appellera klaxon.

Le mot arrive très vite dans la langue française sans la moindre difficulté sinon que, selon la région où on vit, il n’est pas prononcé de la même manière. En France, dans le Sud-Ouest et dans l’Est on termine le mot en “son” comme chez nous et en Suisse romande. Par contre, dans le reste de la France, c’est plutôt la terminaison “sonne” qui est utilisée.