Le cheval à bascule est probablement une déclinaison d’un jouet imaginé au Moyen Âge et qui permettait aux enfants en bas âge d’imiter le galop de l’animal à l’aide d’une tête de cheval en bois montée sur un bâton.

Le cheval à bascule, comme nous le connaissons de nos jours, apparaît au 17e siècle. Il devient rapidement populaire en Angleterre. C’est au musée “Childhood” de Londres que se trouve d’ailleurs le plus ancien cheval à bascule connu (1610). Le berceau à bascule a sans doute été à l’origine du cheval à bascule même si à l’époque il est souvent monté sur des roulettes. Aux 17 et 18es siècles, le cheval à bascule est fabriqué en bois, le plus souvent par le père de famille. Mais, dans la deuxième moitié du 19e siècle, la production à grande échelle par des entreprises spécialisées se développe. Le cheval à bascule est présent partout en Europe et en Amérique du Nord.

De nos jours, le cheval à bascule ne recueille plus la même popularité que jadis sans pour autant avoir perdu tout son succès. Le bois est de plus en plus remplacé par le polyester et sa silhouette est souvent stylisée pour le rendre plus contemporain.

Le petit cheval fait toujours partie des jouets traditionnels et est même fortement conseillé car il joue un rôle important dans le développement psychomoteur des petits enfants. Le développement psychomoteur indique la prise de contrôle par l’enfant de son système musculaire. Assis sur un cheval à bascule, l’utilisateur doit effectuer un mouvement du corps pour se balancer. Et ce mouvement lui est bénéfique.

À côté de son utilisation ludique destinée aux petits, le cheval à bascule est également devenu un objet de collection qui fait le bonheur des plus grands. Il existe aussi des petits chevaux d’exception. En 2006, le bijoutier japonais Ginza Tanaka fabriqua un cheval à bascule en or 24 carats en guise de cadeau pour honorer la naissance du prince héritier Hisahito. Un cheval d’un poids de 30 kg d’or et d’une valeur de 1,1 million €. Quelques années plus tard, le rappeur américain Jay-Z et son épouse, la chanteuse Beyoncé, commandèrent une version identique au même bijoutier en déboursant 600 000 dollars (503 000 €). Tanaka leur avait fait une belle ristourne…