Le chandail est de nos jours un élément vestimentaire répandu aussi bien chez les hommes que chez les femmes.

Le nom de ce tricot en laine, agréable à porter, a une origine pour le moins étonnante. Au 19e siècle, les maraîchers bretons avaient pour habitude de faire les marchés en mettant un vêtement appelé “gamesou”, un gros tricot en laine sans boutons que leurs femmes réalisaient le plus souvent au coin du feu en hiver. Certains d’entre eux arpentaient le marché des Halles à Paris en vendant de l’ail. Pour se faire remarquer, à l’approche des clients, ils criaient “marchand d’ail – marchand d’ail” avec le visage le plus souvent caché par un col roulé pour se protéger du froid en hiver. Les mots, ainsi prononcés, étaient souvent déformés en “chandail”. C’est ainsi que, dès 1894, par aphérèse (modification phonique qui implique la perte d’une ou de plusieurs parties d’un mot), le mot “chandail” apparut dans le vocabulaire des Parisiens pour désigner ces marchands emmitouflés dans leurs gros vêtements de laine. Et par extension, le nouveau mot fut attribué à leur tricot.

Dans les années 1920, la célèbre couturière française Coco Chanel fut la première à s’intéresser au chandail. Elle imagina une collection tricotée qui fit très vite fureur au sein de la bourgeoisie de l’époque, notamment sur les plages de Deauville. Coco Chanel avait ainsi sorti le chandail des marchés populaires pour le propulser dans les quartiers chics de Paris et des grandes villes françaises. Plus tard, Sonia Rykiel (1930-2016), surnommée “la reine du tricot”, fera du chandail un élément vestimentaire iconique.

Dans les années 80, la princesse Diana avait pour habitude de porter régulièrement des chandails. Bien après son décès, une marque de vêtements américaine eut l’idée de créer une collection avec les copies des chandails les plus populaires portés par Lady Di. À un prix peu démocratique de 300 € pièce, mais avec un certain succès.

Rien à voir cependant avec le prix atteint par la vente aux enchères du chandail culte de Diana (Fly Virgin Atlantic) qu’elle portait souvent lors de ses séances de sport. Il fut vendu le 8 juillet 2019 pour la somme faramineuse de 48 000 €, il est vrai au profit d’une œuvre de bienfaisance.