Consommation Le ministre Peeters se veut cependant rassurant sur la qualité des articles "outlet".

L’an dernier, l’émission d’investigation allemande WDR Recherchen révélait que, dans certains magasins, les produits affichés avec des réductions plus qu’alléchantes n’étaient en réalité que de "fausses bonnes affaires".

Ainsi, les journalistes allemands affirmaient que des marques comment Tommy Hilfiger, Hugo Boss ou Levi’s profitaient de la crédulité des consommateurs pour leur vendre des pièces spécialement fabriquées pour les outlets alors qu’ils pensaient dénicher des pièces des collections précédentes avec des remises suffisant à elles seules à les convaincre qu’ils réalisent une bonne affaire.

Suite à ce reportage , le vice-Premier ministre et ministre en charge des consommateurs, Kris Peeters, a demandé en juillet 2017 à l’Inspection économique d’examiner la qualité des produits vendus dans les magasins outlet.

"Un fabricant qui produit sciemment des vêtements de moins bonne qualité pour les vendre dans les magasins outlet, sans que le consommateur soit informé de cette diminution de qualité, trompe non seulement le consommateur, mais viole aussi la loi", indique Kris Peeters

"Une tromperie volontaire peut entraîner des amendes allant jusqu’à 200 000 euros. C’est pour cette raison que j’avais demandé à l’Inspection économique la mission d’enquêter et de mener des tests en laboratoire sur des produits de marque vendus dans les magasins outlet."

En Belgique, il n’existe pas de réglementation spécifique pour pouvoir vendre dans un magasin outlet. Cela signifie qu’un article identique peut se retrouver à la fois dans un circuit ordinaire et dans un circuit outlet.

Lorsqu’un magasin outlet souhaite attirer l’attention sur le caractère avantageux des prix, il peut le faire via une publicité comparative. Toutefois, il doit respecter plusieurs conditions strictes (la publicité ne peut être trompeuse, la publicité doit porter sur des biens similaires, la publicité ne peut pas dénigrer les concurrents...).

L’enquête de l’Inspection économique a été réalisée entre septembre 2017 et juin 2018. Les résultats sont en train d’être finalisés. "L’enquête a comparé des vêtements ‘ordinaires’ vendus dans les circuits ordinaire et ‘outlet’. Tous les échantillons des produits ont été soumis à 15 tests différents. La conclusion générale - déjà connue - est que le consommateur n’est pas trompé en ce qui concerne la qualité des produits. On ne peut pas établir qu’il y aurait une moindre qualité dans un point de vente outlet. La qualité des produits est très proche de l’identique lorsqu’on compare des produits similaires", conclut Kris Peeters.

"Les consommateurs peuvent donc acheter leurs cadeaux de fin d’année en toute confiance."