Tout le monde doit s’adapter aux changements climatiques et cela vaut aussi pour les professionnels du tourisme. Si les organisateurs et tour-opérateurs prévoyaient auparavant des options de remboursement pour manque de neige, il semble que les assureurs aient pris le relais ces dernières années.

Le risque serait donc plus grand, et les assurances assistance prévoient une couverture, selon certains critères. Chez la plupart des compagnies, la clause est intégrée dans l’assurance de base. Elle sera en option chez d’autres.

En clair, à partir du moment où deux tiers du domaine skiable où vous séjournez sont fermés, l’option peut être activée. Cela vaut pour le manque de neige mais aussi pour un surplus coupant la station du reste du monde et empêchant votre arrivée sur place. Une clause qui peut s’avérer utile pour des séjours dans des stations de basse et moyenne altitude, comme dans les Vosges, par exemple.

De fait, si un manteau de 40 centimètres était visible et skiable au début du mois de décembre, on n’y retrouve plus que de la neige de culture aujourd’hui, pour les stations qui possèdent des canons à neige.

Et là, on se montre moins rassurant que dans les Hautes Fagnes. Le tourisme tourne essentiellement autour de la neige durant l’hiver même si la garantie n’est pas aussi haute que dans les Alpes ou les Pyrénées. Certains exploitants parlent d’une perte de plusieurs dizaines de milliers d’euros.

Certains se rassureront en pensant que seul un tiers de l’hiver est passé, mais les flocons ne semblent plus avoir la cote.