La poisse poursuit le secteur Horeca. Alors que la crise sanitaire semble tout doucement s’éloigner, les établissements doivent maintenant composer avec une nouvelle inflation du prix des matières premières et de l’énergie. Pour y faire face, les cafetiers n’ont d’autre choix que de faire augmenter le prix de la bière, allant de 3 à 10 % en fonction des volumes et de la santé financière des établissements.

Les bars et restaurants ont énormément trinqué ces deux dernières années, avec des compensations financières nettement insuffisantes par rapport aux frais fixes à couvrir. La situation est encore plus catastrophique à Bruxelles où le nombre d’établissements en faillite est en hausse. Les établissements de la capitale sont ceux qui ont reçu le moins d’aide par rapport aux deux autres régions. Dans le même temps, les touristes peinent à revenir dans la capitale et cette hausse des prix n’augure rien de bon. Les établissements Horeca espéraient un signal positif, c’est tout le contraire qui est en train de se jouer.

Il revient aux établissements de choisir s’ils souhaitent ou non procéder à cette hausse, et dans quels délais. Mais à terme, ce sont tous les établissements du pays qui vont devoir passer à la caisse et cette nouvelle hausse du prix de la bière risque de faire fuir de nombreux clients. Les gérants de café sont en première ligne et risquent de subir le mécontentement de leur clientèle, déjà frustrée par les privations liées à la crise sanitaire. Espérons, dans cette époque où les crises s’entrechoquent, que le printemps puisse permettre aux établissements Horeca de tout de même relever la tête.