Consommation

C'est ce que démontre la dernière comparaison tarifaire nationale réalisée par le gendarme du secteur, l'IBPT

"En Belgique, les Télécoms sont trop chers !" La ritournelle est connue. Un peu datée et erronée sur le marché mobile (depuis l'entrée en vigueur de la loi "Paquet Télécoms" d'octobre 2012, la concurrence n'a eu de cesse de s'intensifier, tirant les prix vers le bas et gonflant le contenu de nos forfaits GSM),  toujours exacte sur le marché du fixe résidentiel. Mais si les utilisateurs belges optimisaient déja leur choix, en fonction de la meilleure offre disponible sur le marché et selon leurs besoins réels, ils ne payeraient pas aussi cher ! C'est ce que démontre une étude que l'IBPT, régulateur du secteur, vient de rendre publique.

Pour évaluer l’ampleur des économies potentielles à réaliser, l’IBPT a comparé 20 profils de consommation qui peuvent coller avec différents besoins. "Chaque service est comparé individuellement (par exemple, les offres de téléphonie mobile) et également dans une offre groupée (par exemple une offre incluant l’internet, la TV et la téléphonie fixe). Le consommateur peut ainsi se concentrer sur le profil qui lui correspond le mieux", explique le gendarme des Télécoms.

Sur les 20 profils, l’IBPT démontre ainsi qu’un consommateur "avisé" peut économiser en moyenne d’environ 320 euros par an, quel que soit le profil. Si l’on regarde service par service et en prenant en compte les promotions, les possibilités d’économies sont en moyenne d’environ 360 euros par an pour la téléphonie mobile post payée, 270 euros pour la téléphonie mobile prépayée et 135 euros pour la téléphonie fixe.

Les packs, source potentielle des plus grosses économies

Les plus grandes opportunités d’économies concernent les offres groupées incluant l’Internet, la téléphonie mobile et la TV. Sans même prendre en compte l’effet des promotions, la différence entre l’offre la moins chère et l’offre la plus chère peut avoisiner les 660 euros par an. Pour les offres groupées incluant tous les services, la comparaison indique des possibilités d’économie atteignant en moyenne 480 euros par an.

La comparaison peut être vue comme une photographie du marché au 15 octobre 2018. Elle prend en compte les prix des services nationaux des opérateurs et fournisseurs de services actifs sur le marché résidentiel belge. Les montants évoqués ci-dessus correspondent au coût mensuel moyen, calculé sur base d’une période de souscription de 36 mois.

Précision importante, toutefois : l'étude de l'IBPT ne se concentre que sur les prix des offres du marché, aucunement sur leur qualité, leur exhaustivité ou encore le fait qu'elles incluent des services - éventuellement - exclusifs.