BRUXELLES  En réponse à un lecteur, le travail au noir trouve son origine au Moyen-Âge, au tout début de la réglementation et de l’organisation des métiers et corporations.

À cette époque, le travail était réglementé de telle façon qu’il ne pouvait être réalisé qu’en pleine journée.

Or, afin que leur rendement soit maximum, des employeurs mettaient à l’ouvrage leurs travailleurs en soirée, à la tombée de la nuit, et ce, à la lueur de chandelles et torches.

Sans considération pour le bien-être des ouvriers et étant interdite par les règles légales de jour, ce labeur clandestin avec peu ou pas de lumière naturelle s’est donc appellé travailler au noir.

Cette expression familière et populaire signifie travailler de façon illicite, dissimulée.

Le mot anglais moonlighting se définit de la même manière.

Cette fraude sociale a des conséquences néfastes tant pour le marché que pour l’État, et donc la collectivité, qui subit d’importantes pertes de rentrées fiscales et sociales.

© La Dernière Heure 2011.