Quand un appareil électrique ou électronique nous lâche du jour au lendemain, c’est toujours la poisse. Et la galère continue d’autant plus quand il s’agit de procéder à une réparation, à tel point que les Belges sont nombreux à ne pas se lancer dans l’aventure.

Test Achats mène le combat depuis plusieurs années et la Commission européenne est d’ailleurs de plus en plus réceptive. Pour continuer à faire bouger les choses, l’association de défense des consommateurs pointe les problèmes que rencontrent encore les utilisateurs. “Premièrement, la réparation n’est souvent même pas envisagée. 73 % des sondés ont décidé de ne pas réparer leurs petits appareils ménagers défectueux (aspirateur, machine à expresso, four à micro-ondes, fer à repasser, robot ménager, friteuse). 46 % des personnes interrogées ont décidé de ne pas réparer leurs gros appareils ménagers (lave-vaisselle, lave-linge, sèche-linge, réfrigérateur) et 61 %, leurs appareils high-tech (smartphone, TV, ordinateur portable, tablette, appareil photo, imprimante).

Aussi, les obstacles pour les consommateurs sont nombreux. “Avec la plupart des smartphones (sauf le Fairphone), il est très difficile de remplacer la batterie soi-même. En conséquence, la plupart des utilisateurs passent par le fabricant, ce qui signifie qu’ils paient beaucoup plus cher pour une réparation que s’ils achetaient eux-mêmes une nouvelle batterie, poursuit Test Achats. On observe aussi un manque de pièces de rechange. L’espace de stockage est coûteux et les pièces de rechange sont donc souvent limitées en nombre ou selon une période de temps. En outre, certaines pièces de rechange peuvent être disponibles, mais elles sont si chères que personne n’en veut.

Même choses pour les coûts de réparation qui sont souvent très élevés et qui pousse les consommateurs à opter pour du neuf, à peine plus cher.

Une liste des problèmes qui n’est pas exhaustive, et Test Achats profite de la journée internationale de la réparation pour encourager les fabricants à concevoir leurs appareils dans une optique de réparabilité et de longue durée de vie. “Les consommateurs qui signalent des appareils qui tombent en panne trop rapidement fournissent des données, c’est pourquoi nous participons activement à plusieurs projets financés par la Commission européenne qui visent à mieux informer les consommateurs sur les possibilités de réparation (Sharepair). Nous participons également à un programme de test pour évaluer la durée de vie des appareils une fois qu’ils sont sur le marché (PROMPT).