Consommation L’opérateur profite des rachats de Base et SFR pour se muer en opérateur national.

Jusqu’ici, peu de francophones de Belgique avaient intérêt à se soucier des produits de l’opérateur flamand. Sur le marché résidentiel fixe, Telenet ne capturait que les francophones de la périphérie ou installés à la Côte, ainsi que les clients potentiels de quelques communes bruxelloises (essentiellement du nord de la ville). Son offre mobile (hébergée sur le réseau d’Orange, en attendant que Base, acheté par Telenet, ne prenne le relais l’an prochain) est bien accessible à l’échelon national, mais le nombre de francophones qui s’y penche est infime.

Mais tout cela va changer. Telenet a pris, cette semaine, un accent francophone bien plus marqué, en entérinant l’acquisition de SFR Belgique (ex-Numéricable, ex-Coditel). Cette opération, validée par l’autorité de la concurrence, permet à l’opérateur qui a récemment déménagé son siège de Malines à Bruxelles - énième signal - de devenir le câblo-opérateur majoritaire à Bruxelles, puisqu’il y dessert désormais 13 communes sur 19. Soit toutes, sauf les six où Voo étend son fief (Ixelles, Woluwe Saint-Pierre, Auderghem, Uccle, Saint-Gilles et Evere). Qui plus est, l’acquisition permet à Telenet d’entrer physiquement en territoire wallon, puisqu’il récupère les 90.000 clients SFR établis à Himay, Couvin, Sivry-Rance, Momignies, Erquelinnes, Beaumont et Froidchapelle !

Un véritable opérateur national, donc.

Qui a, hier, annoncé être à mi-chemin de son giga plan d’investissement Grote Netwerf, chiffré à 500 millions d’euros (5 fois plus que ce qui sera dépensé à Walibi). En précisant que l’amélioration du réseau internet fixe permettra que l’ensemble de la Flandre (d’abord) puisse surfer dès 2019 à une vitesse d’un Gigaoctet ("5 fois plus rapide que les vitesses actuelles"). Les forfaits mobiles King et Kong, l’offre familiale all-in Wigo (le Tuttimus flamand, né avant initiative de Proximus, d’ailleurs) ont également reçu plus de volume Internet et de nouveaux attributs.