La passion n’a pas de prix mais exige de la patience. Quand Maxime et Anthony (d’où le nom du restaurant Maxan) ont décidé d’unir leur talent et leur envie, la première vague du coronavirus et de ses restrictions tiraient à sa fin. Tous les deux jeunes et passionnés de bien vivre et de la restauration ont ouvert leur restaurant le… 1er juillet 2020. Après un bel été qui a permis à la clientèle de se familiariser à l’endroit (longtemps connu sous le nom de Dernier Try avant un court intermède du Bliss), le gouvernement a (re)plongé le restaurant dans une hibernation prolongée.

Alleluia ! Aujourd’hui, la réouverture sonne comme un véritable départ pour une adresse qui possède tous les atouts pour séduire. Primo. L’emplacement au cœur de Lasne, au cœur du Brabant wallon, doté d’une splendide terrasse avec vue sur la vallée de la Lasne où, lors de notre passage, quelques chevaux goûtaient au plein air. Depuis ce mercredi, l’intérieur de l’établissement est désormais accessible mais les patrons veulent conserver l’esprit convivial du service. “Entre 65 à 70 couverts, cela nous permet non seulement de rester proche du client, de répondre à ses demandes mais aussi de rythmer l’arrivée des plats”, explique Maxime.

Maxan mise sur la gastronomie fusion. Traduisez que des plats qui peuvent a priori sembler traditionnels se présentent avec une touche, avec une patte signée du chef Gabi qui a bourlingué dans plusieurs belles adresses comme Le colonel à Bruxelles. En cette chaude soirée de juin, où une légère brise rafraîchissait les clients, nous avons d’abord opté pour un apéro estival sous la forme d’un gin tonic avant de piocher dans une carte qui, et c’est plutôt bon signe, ne débite pas une liste kilométrique de plats mais qui propose quand même un choix varié. Allons-y pour de belles asperges blanches grillées en entrée (avec une émulsion qui allège encore le plat) et une lotte cuit vapeur avec des chicons braisés. De quoi apprécier le côté “fusion” annoncé au départ. Même si d’autres préparations reluquées chez nos voisins de table comme l’os à moëlle, la canette rôtie ou la belle côte à l’os (plus d’un kilo…) nous faisaient de l’œil. Rayon desserts, après avoir hésité avec le tiramisu à la cannelle, le vote est tombé sur une belle assiette de fromages affinées accompagnée d’un beau verre de Syrah. Après le Vouvray (on est fan de Chenin ou on ne l’est pas…) de chez Florent Cosme qui avait accompagné le repas issu d’une carte des vins serrée comme il faut mais avec de belles références ciblées.

Idéal pour ponctuer une belle soirée à l’issue de laquelle nous avons eu l’impression de dégoter une nouvelle adresse sympa et d’un rapport qualité-prix qui vaut le détour. De celle que l’on refile aux amis. Notre petit doigt nous dit que l’été va être agréable pour ce nouveau rendez-vous qui ne demande qu’à (re) devenir incontournable.

© D.R.

Maxan

Rue du Try Bara 33

1380 Lasne

Tél. : 02. 850 13 19

www.maxan.be

Écho

Le prieuré Saint Géry fête les pères
© D.R.

Vincent Gardinal, le chef étoilé du Prieuré Saint Géry à Beaumont, fête les pères ce week-end jusqu’au dimanche 13 juin en rendant hommage aux pères de la gastronomie, à ceux qui l’ont inspiré dans le métier.

Qui plus est, si la météo le permet et cela semble être le cas (croisons les doigts) le repas est servi sur la terrasse dans un havre de paix avec le seul bruit d’une fontaine comme voisin.

Au menu : la salade folle de Michel Guérard (trois étoiles Les Prés d’Eugénie à Eugénie Les Bains), la sole façon Fernand Point (trois étoiles La Pyramide à Vienne), le suprême de coucou de Malines aux écrevisses de Jean-Pierre Bruneau (trois étoiles à Bruxelles), les fraises Monte Carolo d’Auguste Escoffier.

De qui fêter dignement les papas mais aussi les pères d’une belle gastronomie française.

Prix du repas : 85 euros par personne.

Réservations au 071.58.97.00 ou leprieure@skynet.be

Adresse : Le Prieure Saint Géry

Rue Lambot 9

6500 Beaumont