Dans une étude commanditée par le WWF, des chercheurs ont comparé le panier alimentaire moyen d’une famille de quatre personnes avec un panier plus durable et sont arrivés à la conclusion qu’un panier qui permet de diminuer de 50% l’empreinte carbone alimentaire et ne coûte pas forcément plus cher qu’un panier classique.

Pas besoin de supprimer totalement la viande de son alimentation pour réduire considérablement l’impact écologique de son alimentation. Selon le WWF, une régime flexitarien ferait l’affaire. Au quotidien, cela signifie une réduction des produits industriels transformés, des sodas, des boissons alcoolisés. La consommation de charcuterie, de volaille et de viande est réduite à deux fois par semaine et la consommation de produtis laitiers, à trois fois par semaine. Quant aux poissons, aux coquillages et aux crustacés, ils doivent, selon l’organisation, être consommés de façon exceptionnelle. Le panier contient par contre deux fois plus de fruits, de légumes et de légumineuses.

Une famille belge de quatre personnes dépense en moyenne 172 euros par semaine en nourriture et en boissons. Un régime qui respecte les recommandations énoncées plus haut permettrait de réduire cette dépense de 9%. Avec le budget économisé, il est possible d’introduire 30% de produits plus durables dans le panier sans dépasser le budget hebdomadaire initial, estime l’organisation.

“Grâce à ses choix alimentaires, le consommateur ou la consommatrice peut faire un pas important vers la réduction de son empreinte écologique. En outre, il ou elle influence l’offre, ce qui a un impact sur notre système alimentaire”, précise le WWF.

“”Le panier durable pour une famille de quatre personnes réduit de moitié l’empreinte carbone de la consommation alimentaire à 7,95 kg ésuivalents CO2 par jour, soit moins de 2,04 kg de CO2 par personne, ce qui est conforme avec l’objectif de limiter le réchauffement de la planète à 1,5°C”, souligne Monica Schuster, chargée des politiques alimentation et agriculture au WWF.