Heineken a donc arrêté la production dans les brasseries de Bois-le-Duc et de Zoeterwoude aux Pays-Bas. Le fabricant de soda Vrumona à Bunnik, qui fait partie du groupe, est également en grève. Le délégué syndical Niels Suijker a affirmé que quelque 250 travailleurs ont déjà débrayé ce vendredi matin. Il s'attend à ce qu'il y ait plus de grévistes plus tard dans la journée, lorsque d'autres équipes devront commencer à travailler. L'action durera 24 heures au total. La semaine prochaine, il y aura une autre grève du lundi après-midi au jeudi après-midi, a indiqué M. Suijker.

Un porte-parole de Heineken a précisé que la production a été arrêtée pour des raisons de sécurité, rappelant également que les stocks étaient importants et que cette grève ne mènera pas à des rayons vides dans les supermarchés.

La raison de cette grève est l'impasse dans laquelle se trouvent les négociations sur une nouvelle convention collective de travail. Le syndicat FNV (Confédération syndicale des Pays-Bas) estime que Heineken tente de tromper son personnel en lui offrant, notamment, une maigre augmentation de salaire. L'augmentation salariale proposée serait inférieure à l'inflation.

Heineken avait déjà indiqué qu'elle considérait la grève comme prématurée. Selon le brasseur, l'entreprise souhaite poursuivre les discussions avec le FNV. Le syndicat négocie avec Heineken trois conventions collectives de travail différentes: pour le siège social, pour la branche commerciale et pour les brasseries. La grève n'a lieu que dans les brasseries. Environ 1.300 travailleurs et travailleuses sont couverts par cette convention collective de travail.