Le régulateur met toutefois en garde contre une baisse des investissements, due en partie au report du déploiement de la 5G. Le marché des télécommunications mobiles poursuit sa croissance, relève l'IBPT. Le nombre de cartes SIM actives est désormais de 11,996 millions d'unités. Cependant, la part des cartes prépayées continue de diminuer au profit de la croissance en volume des abonnements mobiles. Une évolution principalement due à l'augmentation du nombre d'offres groupées de télécoms, explique le régulateur.

Celui-ci souligne par ailleurs que la pandémie de coronavirus s'est également fait sentir en 2020 au niveau du trafic mobile. Ainsi, le trafic vocal mobile total des abonnés des réseaux mobiles en Belgique a augmenté de 18% pour atteindre 21,7 milliards de minutes. En raison des restrictions de voyage, le trafic de ces abonnés en itinérance a diminué de 27%. Le volume de trafic mobile des visiteurs sur les réseaux des opérateurs mobiles belges a également diminué en 2020 : le volume de voix a enregistré une baisse de 9% et la consommation de données mobiles a diminué de 3%.

Selon l'IBPT, la forte augmentation de la vitesse de téléchargement est quant à elle frappante : les personnes qui utilisent des données mobiles en extérieur ont accès à une vitesse de téléchargement moyenne de 80,6 Mbps, contre à peine 63 Mbps l'année précédente, et ce, malgré le fait que davantage de personnes utilisaient les réseaux mobiles au même moment. La croissance annuelle de la consommation totale de données mobiles a néanmoins ralenti, de 59% en 2019 à 34% en 2020, précise le régulateur. Il ajoute que cela est dû au fait que nous sommes tous beaucoup plus restés à la maison et avons ainsi opté pour le Wi-Fi en cas d'utilisation d'un appareil mobile au domicile.

Enfin, l'IBPT pointe que le report de la mise aux enchères du spectre 5G, condition du lancement commercial à grande échelle de la 5G, a entraîné un retard dans les investissements mobiles, qui ont chuté de 19% pour atteindre 212,9 millions d'euros. Cette diminution explique en grande partie la baisse des dépenses d'investissement (capex) dans les communications électroniques (fixes et mobiles) de 4% et le recul du ratio capex/chiffre d'affaires à 20,9%, conclut-il.