“Qu’est-ce que l’indice santé pour calculer une indexation de loyer”, demande Anne F., de Bruxelles.


BRUXELLES C’est à partir de l’indice des prix à la consommation qui tient compte de l’évolution des prix de tous les biens et services que nous obtenons un autre indice, à savoir l’indice santé qui, lui, n’inclut pas le prix du tabac, des boissons alcoolisées, de l’essence et du diesel.

Se modifiant chaque fin de mois, le montant de l’indice santé est principalement appliqué pour l’indexation des loyers, qu’il s’agisse de biens immobiliers qui sont employés comme habitation ou à des fins commerciales. Pour ce mois de février, par exemple, l’indice santé augmente de 0,72 point pour atteindre 118,97 points (base 2004 = 100), contre 118,25 points en janvier 2012. Quant à l’indice des prix à la consommation, il a augmenté de 0,71 point, et s’élève à 120,59 points, contre 119,88 points en janvier (2004 = 100).

À ce propos, réagissant à l’étude de l’Institut pour un développement durable (IDD) qui attribue la baisse du pouvoir d’achat des ménages à petits revenus, en partie, à la hausse des loyers, le Syndicat national des propriétaires et copropriétaires (SNP) rappelle que “l’indexation annuelle des loyers est encadrée et se fait sur base de l’indice santé”.

Le syndicat pointe l’accroissement des charges qui incombent aux propriétaires bailleurs et, notamment, l’augmentation des coûts en matière de construction et de rénovation “qui ne font l’objet d’aucun contrôle”. Dès lors, “dans un tel contexte, demander une hausse supérieure à l’indice santé lors de la conclusion d’un nouveau bail n’a rien d’excessif”, souligne encore le SNP.

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P. V.

© La Dernière Heure 2012