Cette nécessité de nouvelle main d'œuvre qualifiée s'explique par le recours croissant à des outils digitaux, la numérisation de nombreux métiers, ainsi que l'évolution de la réglementation environnementale, le développement de l'économie circulaire et la rénovation énergétique, détaillent les experts.

"Ainsi, si les compétences techniques dites 'de base' des métiers demeurent essentielles, de nouvelles compétences, principalement technologiques et numériques, s'ajouteront à ces dernières", explique le Forem. Ces nouveaux outils qui commencent à apparaitre dans la construction nécessiteront de pouvoir gérer les appareils, les programmer ou encore les entretenir.

En parallèle à ces évolutions technologiques, l'ensemble des métiers du secteur demanderont un accroissement de la connaissance en matière d'écologie et d'écoconstruction, comme l'amélioration des performances de l'isolation, la réutilisation de matériaux via la construction circulaire, la maîtrise du bilan carbone ou encore la performance énergétique accrue des bâtiments.

Pour répondre à ces divers défis, le Forem a annoncé avoir déjà planifié 54 projets en faveur du secteur pour 2022, dont une grande campagne de communication "je me forme, je (me) construis" visant à intensifier les entrées en formation dans les 21 centres de formation du Forem, où plusieurs milliers de places seront disponibles l'année prochaine.

Aujourd'hui, le secteur de la construction emploie près de 60.000 collaborateurs rien qu'en Wallonie et plus de 2.000 postes vacants sont encore à pourvoir sur le site de l'Office wallon de la formation professionnelle et de l'emploi. (