Budget total: 89 millions d'euros sur la période 2021-2024, dont 68 millions pour les travaux économiseurs d'énergie et 21 millions pour les travaux de salubrité. Ce nouveau mécanisme simplifié est complémentaire au système de primes Habitations. Il permettra aux citoyens ainsi qu'aux associations de copropriétaires de bénéficier de primes pour l'isolation de toitures et pour des petits travaux de salubrité et de rénovation énergétique de moins de 3.000 euros, sans devoir effectuer d'audit énergétique préalable, ont expliqué Philippe Henry et Christophe Collignon, ministres en charge respectivement de l'Energie et du Logement.

"Le système actuel est complexe. Il faut le simplifier pour certaines primes afin de créer une dynamique de rénovation", a affirmé le ministre Henry. "Vu les objectifs ambitieux de performance énergétique des bâtiments - tendre en 2050 vers le label PEB A décarboné en moyenne pour l'ensemble du parc de logements, ndlr - , il est nécessaire d'augmenter le rythme actuel de rénovation des toits pour tous les logements afin d'atteindre un rythme de croisière au plus tard d'ici 2024", a-t-il ajouté.

Outre les travaux liés à la toiture, le nouveau régime de soutien permettra également d'accorder une prime pour des petits travaux de moins de 3.000 euros. Cette aide est ouverte à tous mais sera majorée en fonction des revenus.

"Cette simplification des procédures doit permettre d'avoir accès rapidement à des primes pour la rénovation d'un logement et notamment des travaux de salubrité nécessaire pour vivre dans un logement sain et décent, sans devoir attendre la validation d'un audit complet. Une toiture qui fuit, une gouttière en mauvais état, le citoyen pourra y pallier", a de son côté commenté le ministre Collignon.

"Ces mesures vont permettre l'accélération de l'engagement des travaux. C'est un soutien significatif pour la construction qui aura, par un cercle vertueux, un effet de levier pour l'économie wallonne", a-t-il poursuivi.

Dans la même veine, le gouvernement régional a également adopté un avant-projet d'arrêté portant sur l'augmentation du montant de la prime MEBAR - de 1.365 à 2.000 euros - et l'élargissement de ses bénéficiaires.

Depuis 1998, la Région accorde des subventions aux ménages à revenus modestes pour l'utilisation rationnelle et efficiente de l'énergie. Divers travaux peuvent faire l'objet de subventions dans ce cadre, dont l'isolation des parois, le remplacement de vitrages et châssis ou encore le remplacement de systèmes de chauffage.

Le montant de cette aide - 1.365 euros - n'avait plus été revu depuis 2002. Or, les coûts des matériaux ayant évolué, il devenait urgent de revoir ce montant à la hausse pour permettre l'installation de dispositifs de qualité, a pointé le ministre Henry qui a présenté ce jeudi au gouvernement un projet d'arrêté visant à faire passer le plafond maximal de cette subvention à 2.000 euros.

Parallèlement, le nombre de bénéficiaires sera également élargi, puisque ce sont désormais les ménages disposant d'un revenu inférieur à l'équivalent du RIS majoré de 30% qui pourront y prétendre, alors que le seuil précédant était fixé à l'équivalent du RIS majoré de 20%.

Le budget annuel consacré à ce programme passera d'1,7 million à un budget de près de 6 millions, dans le cadre du Plan de Relance et du Plan de lutte contre la pauvreté.